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Bulletin Quotidien Europe N° 12290
INSTITUTIONNEL / Eu2019fi

L'UE doit élaborer une véritable politique pour l'Arctique, souligne Antti Rinne

Le Premier ministre finlandais, Antti Rinne, a estimé que « l'Union européenne devait élaborer une politique pour l'Arctique », vendredi 5 juillet à Helsinki, à l'issue de la visite de la Commission européenne à l'occasion du lancement de la Présidence finlandaise du Conseil de l'UE.

« L’importance de l’Arctique s’est accrue en raison des changements climatiques, de l’augmentation des activités économiques, de l’ouverture de nouveaux itinéraires de transport et du rôle géopolitique accentué de cette région. Par conséquent, l’Arctique continuera à gagner en importance au regard de la prospérité et de la sécurité de l’UE », indique le programme de travail semestriel de la Présidence finlandaise. Elle note qu'« à cause des changements climatiques, l’Arctique se réchauffe plus de deux fois plus rapidement que les autres régions, ce qui a des répercussions énormes, tant pour cette région que pour le reste du monde ». L'Union européenne doit donc investir dans les actions en faveur du climat dans cette région, « en particulier en ce qui concerne la réduction des émissions de carbone noir », et les activités économiques durables en matière d’infrastructures, de transports et d’énergie. D'après les autorités finlandaises, il importe aussi d’assurer « le respect (...) des droits des peuples autochtones et des collectivités locales de la région arctique ».

En mai, lors de la 11e réunion ministérielle du Conseil de l'Arctique à Rovaniemi (Finlande), les États-Unis ont empêché l'adoption d'une déclaration commune mentionnant les dangers du changement climatique, y voyant, au contraire, une opportunité économique.

La Présidence finlandaise tentera de rallier la poignée d'États membres encore réticents à accepter que l'Union européenne fixe 2050 comme objectif pour parvenir à la neutralité carbone (EUROPE 12285/12). « Il est très important que nous parlions d'une seule voix et que nous puissions nous mettre d'accord sur l'objectif de 2050 », a dit M. Rinne.

Vendredi, à Helsinki, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a fait état d'une « harmonie totale » entre l'action de l'institution européenne et le programme de travail finlandais sur la question du changement climatique.

« Il y a urgence : si nous continuons à vivre comme nous le faisons, demain nous aurons besoin de quatre planètes. Or, nous n'en avons qu'une. Mieux vaut sauvegarder celle que nous avons que de réfléchir à inventer d'autres planètes », a considéré M. Juncker. Il a insisté sur la nécessité d'atteindre, d'ici à 2035, tous les objectifs que l'UE s'est fixés. « Je pense que, sous présidence finlandaise, il doit être établi que l'Europe doit être climatiquement neutre », a-t-il ajouté, estimant que la Finlande « montre le chemin puisqu'elle le sera en 2035 ».

 Le président de la Commission a aussi espéré que, dans le cadre des négociations à venir sur le cadre financier pluriannuel (CFP) 2021-2027, les États membres accepteront une « augmentation très sensible des fonds pour lutter contre les changements climatiques ». Le seuil de 25% de la dotation financière globale pourrait servir à cette fin.

M. Rinne a, par ailleurs, indiqué que la Présidence finlandaise et le Collège des commissaires avaient travaillé, vendredi, sur la proposition visant à conditionner l'octroi d'une aide financière européenne au respect de l'État de droit dans les États membres (EUROPE 12229/3).

Le respect des valeurs fondamentales au sein de l'UE est un autre enjeu au cœur des priorités finlandaises (EUROPE 12283/2). (Mathieu Bion)

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