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Bulletin Quotidien Europe N° 12287
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / Italie

M. Conte tente de rassurer la Commission et ses partenaires européens quant à la trajectoire budgétaire

Le Premier ministre italien, Giuseppe Conte, a affirmé, à son arrivée à la réunion du Conseil européen, mardi 2 juillet, que l’Italie prévoyait aujourd’hui d’être en phase avec ses obligations budgétaires pour 2019 afin d’éviter qu’une procédure pour déficit excessif soit ouverte à son encontre. 

« Hier soir, au Conseil des ministres, nous avons adopté un projet de loi […]. Nous avons mis sur la table sept milliards d’euros additionnels […]. Ces sept milliards nous permettent de dire que nous sommes en ligne avec les prévisions que nous avions anticipées », a-t-il ainsi affirmé.

Ces déclarations ne sont pas anodines, le collège des commissaires devant se réunir mercredi 3 juillet afin de décider d’une possible recommandation au Conseil de l’Union européenne consistant à ouvrir une procédure pour déficit excessif contre Rome.

Celle-ci ferait suite au rapport sur la dette au titre de l’article 126.3 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, présenté par l’institution au début du mois de juin (EUROPE 12269/1) et approuvé par les experts nationaux réunis au sein du Comité économique et financier du Conseil (EUROPE 12272/2). Le rapport pointait le fait que le critère de la dette n’était pas respecté par Rome et que l’ouverture d’une procédure pour déficit excessif sur critère de la dette était justifiée.

Pour M. Conte, les nouveaux calculs du gouvernement italien devraient ainsi être conformes à l’accord de décembre conclu avec la Commission, tablant sur un taux de déficit nominal de 2,04% du PIB cette année. Il semblerait également que les chiffres concernant le déficit structurel soient meilleurs que ceux prévus par la Commission. Les prévisions économiques de printemps de la Commission envisagent, à politique inchangée, une détérioration du déficit structurel de 0,2% du PIB et un déficit nominal de 2,5% du PIB cette année (EUROPE 12249/6).

Les sept milliards d’euros évoqués par M. Conte concerneraient majoritairement des rentrées fiscales supplémentaires, notamment de TVA. En outre, les réformes ayant trait au revenu de citoyenneté et aux retraites coûteraient moins cher que ce qui avait été initialement envisagé. (Lucas Tripoteau)

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