Dans un document publié jeudi 20 juin, Eurospace, qui représente les grands acteurs industriels du secteur spatial, préconise un budget de 16,1 milliards d’euros sur trois ans environ en vue du Conseil ministériel de l’Agence spatiale européenne (ESA), « Space19+ », de novembre prochain.
Ainsi, l’industrie propose une ventilation comme suit : - 6 milliards d’euros dans le domaine des sciences et de l'exploration, notamment pour les initiatives pour les missions Lisa et Athena et l’exploration de la Lune et de Mars ; - 4,4 milliards d’euros dans l’application des technologies de télécommunication en vue de la 5G et de l’observation terrestre en vue de renforcer le programme Copernicus de l’UE ; - 3,8 milliards pour entretenir et renouveler les infrastructures en place et, notamment, faire évoluer les lanceurs Ariane 6 et Vega C vers des solutions réutilisables ; - 1,9 milliard pour garantir la sûreté et la sécurité spatiales face aux cybermenaces et dans le domaine de la météorologie spatiale.
Si les États membres de l'ESA s'accordaient sur un tel budget, il s’agirait d’une augmentation substantielle comparée au budget actuel 2016-2019 de l’ESA, qui s’établit à 10,3 milliards d’euros (EUROPE 11682/13). Lundi 17 juin, le directeur général, Jan Wörner, a estimé qu’un budget de 12,7 milliards d’euros pour le prochain cycle budgétaire serait nécessaire afin de maintenir le secteur spatial européen à flot face à la concurrence internationale.
Le secteur spatial européen ne présente pas une santé éclatante (EUROPE 12275/18). Dans ce contexte, l’industrie réclame un soutien institutionnel fort face à une concurrence internationale particulièrement rude, souvent lourdement soutenue par le secteur public.
Pour consulter le document : https://bit.ly/2XwxnjE (Pascal Hansens)