Les dirigeants européens ont fait part, en marge du Conseil européen des 20 et 21 juin, de leurs inquiétudes sur la situation dans le Golfe.
Les tensions sont encore montées d’un cran, jeudi 20 juin, quand l’Iran a abattu un drone américain. Alors que, selon Téhéran, l’engin était dans son espace aérien, pour Washington, il était dans l’espace aérien international.
« Nous suivons attentivement et nous sommes inquiets de la détérioration de la situation dans le Golfe », a expliqué le président du Conseil européen, Donald Tusk, à l’issue du sommet. « Notre position est assez responsable », a-t-il ajouté. M. Tusk a estimé qu’il n’y avait pas de raison d’avoir une déclaration sur le sujet.
La chancelière allemande, Angela Merkel, et le président français, Emmanuel Macron, ont plaidé pour des discussions. « Nous misons sur des négociations diplomatiques et sur une solution politique », a souligné Mme Merkel.
Pour M. Macron « nous devons éviter l’escalade », car « on ne gagnera rien avec l’escalade, et en particulier l’escalade militaire ». Il a donc invité « les parties à la raison et maintenant à la discussion ». Selon lui, le G20, les 28 et 29 juin à Osaka (Japon), « sera un terrain de discussion important ».
Malgré l'urgence de la situation, le Conseil européen n’a pas discuté du Golfe, mais, selon Mme Merkel, les conseillers ‘Affaires étrangères’ des dirigeants se sont entretenus du sujet.
Interrogé sur l'absence de débat au plus haut niveau, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a rappelé que les ministres des Affaires étrangères et la Haute Représentante en avaient discuté, lundi 17 à Luxembourg (EUROPE 12276/1), et que la position de l’UE « n’avait pas changé » depuis lors. Les ministres avaient appelé à la retenue et au dialogue. (Camille-Cerise Gessant, avec la rédaction)