Dans l'ensemble, les mesures climatiques de la politique agricole commune (PAC) sont considérées comme « cohérentes avec les objectifs de gestion durable des ressources naturelles, de production alimentaire viable et de développement territorial équilibré », selon une étude commandée par la Commission européenne (DG AGRI) sur l’impact de la PAC sur le changement climatique et les émissions de gaz à effet de serre, publiée lundi 27 mai.
L’étude montre que les mesures de verdissement du premier pilier de la PAC (aides directes) ont contribué à réduire les émissions de gaz à effet de serre, grâce au maintien de prairies permanentes et aux zones favorables à la biodiversité (zones d’intérêt écologique). En utilisant un modèle de simulation, l’étude a conclu que ces mesures réduisaient les émissions agricoles de 2 % sur une base annuelle.
Les programmes de développement rural ont également montré leur contribution à la réduction des émissions (une baisse de 1,5 % sur une base annuelle). En outre, l'agriculture biologique, soutenue par la PAC, a aussi contribué à réduire les émissions agricoles, selon l'analyse.
S'agissant du soutien couplé volontaire, l’étude montre au contraire que dans le secteur de l’élevage, ce système entraîne une augmentation nette des émissions de gaz à effet de serre. Les aides aux protéagineux permettent certes de diminuer les émissions, mais elles ne sont utilisées que sur une petite échelle.
L’étude met en évidence des influences indirectes. Ainsi, le soutien des revenus des agriculteurs contribue au maintien de la diversité des exploitations agricoles en Europe, générant des avantages pour l'environnement.
L'analyse admet également la valeur ajoutée de la PAC, qui a permis de relever le niveau d'ambition climatique dans les États membres.
L’étude rappelle que, dans l'UE, les émissions de gaz à effet de serre imputables à l'agriculture étaient, en 2016, inférieures de 20,7 % à leur niveau de 1990.
Pour consulter l’étude : https://bit.ly/2W5zYS3. (Lionel Changeur)