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Bulletin Quotidien Europe N° 12196
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POLITIQUES SECTORIELLES / Justice

Les États membres se prononceront mercredi 20 février sur leur candidat favori pour prendre la tête du Parquet européen

Les ambassadeurs des États membres auprès de l’UE (Coreper) décideront, mercredi 20 février, de leur propre classement des trois candidats présélectionnés pour prendre la tête du Parquet européen. 

Selon le classement établi par le Comité de sélection (EUROPE 12093) début février, c’est Laura Codruţa Kövesi - l’ex-chef de la Direction nationale anticorruption de Roumanie, démise de ses fonctions lors de l’entrée en fonction du gouvernement de Viorica Dăncilă (EUROPE 11968) - qui est sortie en tête, suivie du Français Jean-François Bohnert, puis de l’Allemand Andrés Ritter. Mais les États membres pourraient en décider autrement. 

Seuls les 22 pays - Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Croatie, Chypre, République tchèque, Estonie, Finlande, France, Grèce, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Portugal, Roumanie, Slovaquie, Espagne, Slovénie, Pays-Bas et Malte - qui participent à la coopération renforcée prendront part au vote, à bulletin secret. 

Exceptionnellement, la Roumanie, qui a une candidate en lice, ne présidera pas le vote et c’est la Finlande qui prendra la main, en tant que Présidence suivante du Conseil de l’UE. 

Chaque pays disposera de six points. Il pourra attribuer trois points, deux points ou un point aux différents candidats. Le total des points récolté par chaque candidat permettra d'établir le classement. À noter que les pays pourront aussi ne pas attribuer la totalité de leurs six points. 

La France et l’Allemagne devraient soutenir leurs propres candidats ; la Roumanie, elle, devrait continuer de s’opposer à la candidature de Laura Codruţa Kövesi, qui fait actuellement l’objet d’une enquête controversée dans le pays (EUROPE 12194). Mise à part l’Autriche, qui a publiquement soutenu la candidate roumaine (EUROPE 12190), les positions des autres États membres demeurent floues.

Malgré les tentatives de dissuasion roumaines (EUROPE 12193), il y aurait plus ou moins consensus en faveur de la candidate Laura Codruţa Kövesi, a indiqué, lundi 18 février, une source diplomatique. 

Selon une autre source, le vote se jouera entre les candidats roumain et français. Jean-François Bohnert n’a pas l’aura médiatique de la candidate roumaine, mais il constitue un réel atout, a-t-elle fait valoir, affirmant qu’il avait reçu des soutiens. 

L'Italie et l'Espagne auraient en outre émis des critiques quant à la liste finale du Comité de sélection, qui ne contient que trois noms. Les règles de procédure prévoyaient en effet une liste restreinte pouvant comprendre trois à cinq candidats et ces pays, qui avaient eux aussi des candidats parmi les 11 personnes convoquées à des entretiens fin janvier (EUROPE 12182), auraient préféré une liste plus longue. 

Après le vote de mercredi, les ambassadeurs du trio des prochaines Présidences du Conseil de l’UE, à savoir la Finlande, la Croatie et le Portugal – l’Allemagne ayant été exclue puisqu’elle a aussi un candidat - seront mandatés pour aller négocier avec le Parlement européen. 

À l’issue de cette phase de consultation, les 22 États membres voteront à nouveau sur le candidat retenu en concertation avec le Parlement. Celui-ci devra recevoir le soutien de 12 États membres (majorité simple) pour être nommé. (Marion Fontana)

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