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Bulletin Quotidien Europe N° 12184
ACTION EXTÉRIEURE / Venezuela

La Haute Représentante, Federica Mogherini, annonce la création du groupe de contact

La Haute Représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, a annoncé, jeudi 31 janvier, la création du groupe de contact sur le Venezuela. 

« Nous avons décidé l’établissement d’un groupe de contact international, agréé entre nos États membres et avec certains pays d’Amérique latine », a-t-elle annoncé devant la presse, à l’issue de la première journée du Conseil informel Gymnich à Bucarest. 

Selon Mme Mogherini, l’objectif du groupe, coordonné par l’UE et limité à 90 jours, est de « promouvoir une compréhension commune et une approche constructive et consultée entre les acteurs internationaux avec pour objectif d’avoir un résultat pacifique et démocratique sur la crise actuelle ». « Il va aider à construire la confiance et les conditions nécessaires pour qu’un processus crédible émerge, en lien avec les dispositions de la Constitution du Venezuela, pour permettre aux Vénézuéliens de déterminer leur avenir à travers la tenue de nouvelles élections », a-t-elle précisé, ajoutant que le processus électoral devra être « juste et libre » et être surveillé par des observateurs internationaux indépendants. Le groupe pourrait être dissous ou prolongé, en fonction des (non) avancées, a précisé Mme Mogherini. 

La Haute Représentante a annoncé que le groupe serait composé, du côté des États membres, de la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, la Suède, les Pays-Bas et le Royaume-Uni. Du côté de l'Amérique latine, par l’Équateur, le Costa Rica, l'Uruguay et la Bolivie ont déjà confirmé leur participation, mais d’autres États membres pourraient suivre, selon Mme Mogherini. Elle a espéré que la première réunion, au niveau ministériel, pourrait se tenir dès la semaine prochaine en Amérique latine. 

Selon la Haute Représentante, les Européens pourraient prendre des sanctions supplémentaires, dans les prochains jours, s’ils ne voyaient pas les développements escomptés. Mais les ministres n’ont pas suivi le Parlement européen dans sa reconnaissance de Juan Guaidó, le président de l'Assemblée nationale vénézuélienne, comme président légitime du Venezuela (voir autre nouvelle). Mme Mogherini a seulement rappelé le soutien de l’UE à l’Assemblée, « organe démocratique légitime », et à son président « dans son rôle institutionnel »

Les États membres sont divisés sur la reconnaissance de M. Guaidó, prérogative nationale. Selon une source européenne, de nombreux États membres sont opposés, par principe, à cette reconnaissance, car l’UE reconnaît des États et non des gouvernements. 

Si, la semaine dernière, l'Allemagne, l'Espagne, la France et le Royaume-Uni avaient donné huit jours au président Nicólas Maduro pour annoncer la tenue de nouvelles élections sous peine de reconnaître M. Guaidó comme président légitime, le ministre belge, Didier Reynders, interrogé par des médias belges sur cet ultimatum, a précisé qu’il n’avait jamais été un partisan d'un délai aussi strict. « Il faut un calendrier, mais pas un jeu de dupe », a-t-il expliqué. Selon lui, si les choses n’évoluent pas dans le cadre du groupe de contact, « l’UE devra peut-être prendre des décisions plus fortes encore ». « Nous avons reconnu le président de l’Assemblée comme le président d’une assemblée élu de manière tout à fait fiable, il faudra peut-être franchir un pas de plus si la situation ne bouge pas », a-t-il expliqué à EUROPE. 

Par ailleurs, Mme Mogherini a annoncé que l’UE était prête à augmenter son aide humanitaire, tout en précisant que, jusqu’à présent, celle-ci avait du mal à atteindre la population. (Camille-Cerise Gessant)

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