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Bulletin Quotidien Europe N° 12171
POLITIQUES SECTORIELLES / Environnement

Révision de la directive 'eau potable', encore du pain sur la planche en vue d’un accord politique au Conseil en juin

Les travaux ont repris, lundi 14 janvier, au sein du groupe de travail 'Environnement' du Conseil de l'UE, sur la mise à jour de la directive ‘Eau potable’ de 1998, proposée en février 2018 par la Commission pour garantir une eau du robinet salubre et accessible à tous dans l’UE, en réponse à l’initiative citoyenne Right2water (EUROPE 12123). 

Les experts des États membres ne sont pas au bout de leurs peines pour permettre au Conseil de dégager une orientation générale en juin prochain, comme l’espère la Présidence roumaine. 

Les travaux techniques ont été intenses depuis le premier débat d’orientation qu’avaient eu les ministres européens de l’Environnement en juin 2018, sous présidence bulgare (EUROPE 12048). « Il y a eu énormément de discussions, mais beaucoup de points restent problématiques », a confié une source diplomatique à EUROPE. 

L’un d’entre eux concerne le degré d’harmonisation des matériaux et des produits en contact avec l’eau (comme les tuyaux de canalisation) – question sur laquelle la Présidence roumaine tente de rassembler les délégations autour d’un compromis modifié. 

Les discussions à ce sujet s'étaient accélérées depuis le 19 novembre, sous présidence autrichienne, sur la base d’une proposition de la France, soutenue par dix États membres, visant à élargir la portée de l’article 10A afin de réglementer tous les matériaux en contact avec l’eau depuis la capture jusqu’au robinet, en passant par le traitement, le stockage et la distribution de l'eau. 

L’objectif est de garantir une protection uniforme de la santé et le fonctionnement du marché intérieur. Le document français sur la base duquel se fonde la proposition de compromis insiste sur la nature des matériaux qui peuvent avoir un impact sur la qualité de l'eau et cite la lixiviation des substances toxiques, la multiplication microbienne, l'influence sur l'odeur, la couleur ou le goût de l'eau. 

Une autre question épineuse porte sur l'opportunité de modifier la directive, sachant que les risques de salmonelles sont plus élevés pour l'eau chaude que pour l'eau froide du robinet, alors qu'actuellement le risque n'est mesuré que pour l'eau froide. 

La Présidence roumaine attache une grande importance à la question de l'eau. La proposition de règlement sur la réutilisation de l'eau en agriculture fera l'objet d'un débat politique le 5 mars au Conseil Environnement. (Aminata Niang)

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