La production de vins au sein de l’UE en 2018 devrait enregistrer une hausse de 22 %, à 170 millions d’hectolitres, comparé à l’année 2017 qui avait été exceptionnellement basse, ont indiqué les organisations et coopératives agricoles de l’UE, mercredi 7 novembre à Bruxelles.
Thierry Coste, le président du groupe de travail vin du Copa-Cogeca, a parlé de conditions climatiques exceptionnellement belles pour le vin, avec un été très chaud. C’est une récolte où la qualité « est au rendez-vous ». En volume, il s’agit d’une récolte moyenne de 170 millions d’hectolitres, sensiblement égale à celles de 2015 et 2016, mais en hausse de 22 % par rapport à 2017. L'année dernière, la production a été la plus faible depuis 1945.
Les disponibilités en vin (les stocks plus la production) sont bonnes (+2 % par rapport à 2017) donc il n’y a aucune raison pour que le marché ne soit pas stable avec des flux dynamiques.
La production vitivinicole italienne est remontée aux niveaux moyens de ces dernières années avec une augmentation de 16 % des vendanges (49,5 millions d’hectolitres) cette année. L’Italie conserve ainsi le titre de premier producteur mondial.
Les vendanges françaises devraient connaître une augmentation de 28 % par rapport à l’année dernière et de 6 % par rapport à la moyenne quinquennale.
L’Espagne affiche des niveaux de production élevés avec une augmentation de 33 % et des raisins de très bonne qualité. Il se pourrait qu’il soit difficile de maintenir les prix de l’année dernière, mais la diminution des stocks devrait permettre de garantir un bon prix aux producteurs.
Les vendanges allemandes devraient atteindre 10,7 millions d’hectolitres, soit environ 2 millions d’hectolitres de plus que la moyenne quinquennale et 44 % de plus par rapport à l’année dernière. Les vendanges n’avaient plus été aussi bonnes dans ce pays depuis 1999.
La production portugaise devrait diminuer de 20 %, en raison du mildiou et de brûlures causées par le soleil. La qualité sera cependant excellente. (Lionel Changeur)