La Commission européenne a indiqué, vendredi 28 septembre, qu’elle examinait les mesures tchèques envisagées par les services vétérinaires du pays consistant à tester la sûreté des viandes en provenance de huit pays de l’UE touchés par des cas de peste porcine africaine.
Selon les autorités tchèques, les mesures vétérinaires d'urgence seront annoncées par l'État lundi 1er octobre, puis entreront en vigueur le lendemain. L'obligation de tester les viandes de porc s'appliquera à tous les opérateurs qui importent du porc et des produits à base de viande de porc en provenance de Belgique, de Bulgarie, d'Estonie, de Lituanie, de Lettonie, de Hongrie, de Pologne et de Roumanie.
Après inspection, la viande de porc pourra pénétrer sur le marché tchèque. Les importateurs qui ne se conforment pas à l'exigence imposée par l'État s'exposent à une amende pouvant aller jusqu'à 2 millions de couronnes tchèques (environ 90 868 dollars américains).
Non justifié. La Commission a assuré vendredi être en contact avec les autorités vétérinaires tchèques pour obtenir des précisions sur les mesures envisagées. La politique de régionalisation (qui permet d’éviter notamment des interdictions) prévoit des garde-fous et « toute mesure supplémentaire pourrait être jugée non justifiée » au regard des règles sur le marché unique, a expliqué une porte-parole de la Commission, qui a rappelé que l’UE dispose d’une stratégie de lutte contre la peste porcine africaine et qu'en Belgique, notamment, seuls les sangliers sauvages ont été touchés. (Lionel Changeur)