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Bulletin Quotidien Europe N° 12071
POLITIQUES SECTORIELLES / Économie circulaire

Eurochambres met en garde contre l’interdiction pure et simple de certains produits plastiques sans évaluation d’impact

Eurochambres, l’association qui représente les chambres de commerce et d’industrie européennes, salue l’objectif poursuivi par la Commission de réduire dans l’UE la consommation de produits plastiques à usage unique pour protéger les océans, mais se montre critique quant aux modalités envisagées dans la proposition de directive présentée par la Commission en mai dernier, dans le cadre de la stratégie de l’UE sur les plastiques (EUROPE 12028). 

Sont particulièrement pointées du doigt l’interdiction pure et simple de certains produits en plastiques à usage unique qui, selon Eurochambres « affectera toute la chaîne de valeur » - du producteur au consommateur en passant par les distributeurs - et la responsabilité élargie des producteurs « pour un problème hors de leur contrôle », selon un document publié le 24 juillet par l'organisation pour détailler sa position. 

En lieu et place de l'interdiction pure et simple, Eurochambres préconise des campagnes de sensibilisation et de responsabilisation des consommateurs et la promotion d'accords volontaires dans les États membres pour promouvoir les initiatives existantes. 

L'organisation recommande aussi : - de clarifier les définitions dans tout le texte de la proposition de directive pour éviter les divergences d’interprétation dans les différents États membres et d'opérer une claire distinction entre produits plastiques à usage unique et produits partiellement en plastique utilisés, par exemple, pour les emballages alimentaires ; - de faire de l'application uniforme de la législation de l'UE relative aux déchets, actuellement en vigueur, la priorité, notamment pour ce qui concerne les systèmes de responsabilité élargie des producteurs ; - de garantir de la souplesse à l'industrie pour l’écoconception des produits : celle-ci devrait reposer sur l’innovation et la recherche des entreprises et non sur des lignes directrices trop strictes sur le choix des technologies et des matériaux ; - de procéder à des évaluations d'impact de chaque action de mise en œuvre ; - de veiller à ce que l'UE encourage et soutienne dans les pays tiers la mise en place de systèmes de collecte, de tri, de traitement et de recyclage des déchets pour s'attaquer à un problème mondial. (Aminata Niang)

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