Le président de la Commission européenne a souligné, mercredi 25 juillet, lors de son voyage à Washington, l’importance des relations transatlantiques et la nécessité de renouveler le partenariat entre l'UE et les États-Unis, les relations entre les deux parties n'étant pas au beau fixe depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump.
« Le moment est venu pour un leadership mondial responsable. Il est temps de renouveler notre partenariat en nous appuyant sur ce qui nous unit : la confiance, les valeurs, les intérêts communs. Le partenariat transatlantique doit rester le point d'ancrage de la stabilité mondiale et le moteur de notre prospérité commune », a-t-il souligné dans un discours sur le thème 'Les relations transatlantiques à la croisée des chemins', au Centre d'études stratégiques et internationales (CSIS), prononcé quelques minutes après sa rencontre avec le président américain, Donald Trump. Ce partenariat « est plus indispensable aujourd'hui qu'il ne l'a jamais été », a-t-il insisté.
Selon M. Juncker, si le partenariat a évolué et s’est développé de plusieurs façons différentes au fil des années, « une chose est toujours restée constante : la relation entre les États-Unis et l'Union européenne est unique ». « Elle est construite sur une histoire partagée, des valeurs partagées, des intérêts partagés. Travailler ensemble nous rend à la fois plus sûrs et plus prospères », a-t-il souligné. M. Juncker a particulièrement insisté sur l'histoire commune, estimant que celle-ci montrait « le lien indissoluble qui fait du partenariat transatlantique ce qu'il est ».
« Le fait est que les États-Unis et l'Union européenne doivent coopérer sur des questions d'intérêt commun. Nous partageons les mêmes défis et les mêmes possibilités », a expliqué le président de la Commission. Des défis « de nature mondiale, depuis les pressions du changement climatique jusqu'à la migration, en passant par la paix et la sécurité dans le monde entier ». Selon M. Juncker, l’UE est prête à travailler avec tous les partenaires partageant les mêmes idées pour créer de nouvelles opportunités et améliorer le système mondial lui-même. Les États-Unis et l’UE ont de claires divergences sur le changement climatique ou sur l’Iran.
Faisant fi des différences, « quel que soit l'avenir », le partenariat transatlantique « doit continuer d'être une force motrice pour les deux parties et pour le monde », a prévenu M. Juncker. « Comme l'a réaffirmé le Congrès américain l'année dernière à l'occasion de notre 60e anniversaire, le partenariat transatlantique est durable. Nous avons traversé des moments difficiles ensemble, à travers différentes administrations et différents cycles politiques. Notre amitié va beaucoup plus loin que cela », a-t-il rappelé. Les États-Unis ont toujours été « l’allié le plus fort et un partisan de l'intégration européenne », a lancé M. Juncker, alors que M. Trump a critiqué l’UE à plusieurs reprises. (Camille-Cerise Gessant)