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Bulletin Quotidien Europe N° 12057
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INSTITUTIONNEL / Royaume-uni

En réponse aux doutes de M. Seehofer sur la stratégie de l'UE, Jean-Claude Juncker appelle à maintenir la cohésion des Vingt-sept

Le ministre allemand de l’Intérieur, Horst Seehofer, a adressé le 27 juin un courrier à la Commission européenne dans lequel il demande aux négociateurs de changer de stratégie avec le Royaume-Uni pour éviter de mettre des vies en danger. Dans cette lettre, révélée le 5 juillet par le Financial Times, le ministre pointe l’approche dogmatique des négociateurs UE, qui empêcherait de trouver un accord, notamment sur le volet de la sécurité. 

 « Garantir la sécurité des citoyens en Europe devrait avoir la préséance sur tous les autres aspects des négociations de sortie », indique la lettre, qui serait une initiative non coordonnée avec la chancelière. 

« Affaiblir l'architecture de sécurité européenne affecterait tous les citoyens de l'UE et minerait leur besoin fondamental de sécurité. La menace toujours présente du terrorisme transfrontalier montre la nécessité d'une coopération illimitée à l'avenir », Horst Seehofer plaidant notamment pour un accès continu du Royaume-Uni aux bases de données européennes, comme le SIS ou encore à Europol, ce qu’a exclu la partie européenne à plusieurs reprises, arguant que le Royaume-Uni sera un pays tiers et, donc, ne sera pas en mesure d’avoir le même statut qu’un membre. 

Interrogé sur cette missive depuis Vienne, Jean-Claude Juncker a souligné que la Commission suivait, dans les négociations, « le mandat du Conseil européen, que l’on compte respecter ». Le président de la Commission a aussi conseillé aux intéressés, « quand il s’agit de négociations lourdes et difficiles », de ne pas « suivre tous les réflexes que des considérations de politique intérieure pourraient entraîner », le président rappelant l’importance de la cohérence et de la « cohésion » des Vingt-sept dans tous les sujets de négociation actuels, qu’il s’agisse du Brexit ou des discussions commerciales avec l’administration Trump. 

De son côté, le chancelier Sebastian Kurz a répété qu’il faudrait peut-être réfléchir à prolonger les négociations, si les deux parties ne trouvaient pas d’accord dans le temps imparti. En cas d’absence d’accord, « il faudra à tout prix éviter un Brexit dur », a-t-il dit, mais, selon lui, « il reste encore du temps » pour négocier. (Solenn Paulic)

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