L’Union européenne et la Serbie ont signé, lundi 2 juillet, un accord financier de 41 millions d’euros pour soutenir les réformes de Belgrade sur l’État de droit et l’administration publique.
Sur ces fonds, 26 millions seront consacrés à la réforme du système judiciaire, afin de rendre la justice plus indépendante et plus efficace.
Lors d’un point de presse avec le président serbe, Aleksandar Vučić, à Belgrade, à l’issue de la cérémonie de signature, le commissaire aux Négociations d’élargissement, Johannes Hahn a rappelé qu’au-delà d’améliorer l’État de droit, cette réforme était « cruciale pour créer une attractivité plus importante pour les investisseurs ».
M. Hahn a souligné que le pays devait poursuivre ses réformes, notamment sur la révision constitutionnelle ou sur un environnement plus propice à la liberté d’expression. Sur ce point, le commissaire s’est félicité du fait que le Premier ministre avait relancé le travail sur l’initiative sur les médias.
« Dans le domaine de l’État de droit, nous aurons des progrès significatifs d’ici le prochain rapport de la Commission », en avril 2019, a prédit le président serbe, ajoutant que son pays allait toujours essayer d’être un « facteur de stabilité et de paix » dans la région. « Nous devons être responsables, sérieux et engagés pour résoudre nos problèmes », a souligné le président.
Parmi les difficultés du pays, figure la normalisation des relations avec le Kosovo. « Il est de la plus haute importance, en tant que président de la Serbie, de préserver la paix (...) de discuter les uns avec les autres », a expliqué M. Vučić. Selon lui, il vaut mieux discuter d’un accord pendant 10 ans que de faire une heure de guerre. « Ce n’est pas une situation facile, tout le monde ne veut pas de compromis, mais notre travail est d’essayer », a-t-il ajouté, tout en rappelant une nouvelle fois que « personne n'est capable d'humilier la Serbie ». (Camille-Cerise Gessant)