En dépit des progrès réalisés par les États membres pour renforcer le traitement des eaux usées et réduire la pollution d’origine agricole au cours des dernières décennies, 40 % seulement des eaux de surface de l’UE sont en bonne santé, selon le rapport publié par l’Agence européenne de l’Environnement, mardi 3 juillet.
Ce rapport - le deuxième du genre - couvre plus de 130 000 sources d'eau de surface et souterraines, sur la base des données communiquées dans 160 plans de gestion par bassin hydrographique sur la période 2010-2015.
40 % seulement des lacs, rivières, estuaires et eaux côtières surveillés ont atteint un « bon » ou « très bon » état écologique aux termes de la directive-cadre sur l’eau, qui faisait obligation aux États membres d’atteindre un bon statut de l’eau d’ici à 2015 et en 2027 au plus tard.
Comparées aux eaux de surface, les eaux souterraines sont en général en meilleur état : 74 % ont en effet un bon statut chimique et 89 % jouissent d’un bon statut quantitatif.
Les districts d’Europe centrale ayant une densité de population plus grande et une agriculture plus intensive ont la plus forte proportion de masses d’eau n’atteignant pas un bon état écologique.
Dans la plupart des pays de l'UE, quelques substances sont responsables d’un état chimique médiocre, au premier rang desquelles : le mercure, suivi par le cadmium des engrais phosphatés et de la production métallurgique. Alarmé, le Bureau européen de l'environnement appelle les Vingt-huit à redresser la barre. (Aminata Niang)