Après leur accord de principe conclu le 21 avril dernier sur le volet commercial de leur accord global révisé (EUROPE 12007), l'Union européenne et le Mexique doivent finaliser des travaux au plan technique, notamment sur les quotas d'importation tarifaires, et régler une question politique clé en suspens concernant l'accès aux marchés publics mexicains.
Aux termes de l'accord de principe, le gouvernement fédéral mexicain s'est engagé à négocier avec les 32 États fédérés du pays pour permettre aux entreprises de l'UE de participer à des appels d'offres au niveau infra-étatique avant la signature de l'accord.
Avec le délai de mise en place d'un nouveau gouvernement mexicain après les élections du 1er juillet 2018, l'UE attend pour début 2019 la liste des entités sous-fédérales qui ouvriront leur commande publique aux entreprises européennes, nous a confié une source communautaire, mardi 22 mai.
Après le règlement de questions techniques comme la gestion des quotas d'importation, la Commission procédera au toilettage juridique ('legal scrubbing') de l'accord global révisé, qui inclut aussi un volet politique et un autre sur la coopération, ainsi qu'à sa traduction dans toutes les langues officielles de l'UE, avant de le soumettre au Conseil de l'UE et au Parlement européen pour signature et ratification. Cet accord étant mixte, il nécessitera la ratification par les Parlements nationaux de l'UE. (Emmanuel Hagry)