La Fédération européenne des producteurs de vins avec appellation d’origine (EFOW) a demandé, mardi 22 mai, que soit prolongée dans l'Union européenne l’utilisation de composants de cuivre pour traiter les vins biologiques.
Actuellement, dans la réglementation générale, il n’y a pas de limitation du cuivre au niveau européen. Les pays peuvent en décider. Il y a, cependant, une limitation pour les producteurs qui appliquent le cahier des charges bio, avec un maximum de 30 kg par hectare.
L'utilisation des composés de cuivre en tant que substance phytosanitaire fait actuellement l'objet d'une réévaluation au niveau européen.
Courant juin, la Commission européenne devra faire une proposition sur le renouvellement ou l'interdiction de son homologation pour les sept années à venir, qui sera ensuite soumise au vote des États membres.
Les sels de cuivre, un minerai d'origine naturelle, sont le seul produit fongicide pour le traitement de la vigne en culture biologique qui soit efficace contre le mildiou et d'autres maladies, explique l’EFOW.
« Sans homologation à partir du 1er février 2019, les vignerons n'auraient plus aucun outil pour face à ces maladies. Les conséquences seraient dramatiques pour la production de vins, notamment biologiques, et les producteurs n'auraient d'autre choix que d'utiliser des produits de synthèse », fait valoir l’organisation.
Vendredi 25 mai, le comité permanent des végétaux, des animaux, des denrées alimentaires et des aliments pour animaux aura un échange de vues sur le sujet. (Lionel Changeur)