Plusieurs députés européens, dont Monika Hohlmeier (PPE, allemande), présidente de l’intergroupe '
La Commission européenne a présenté un budget d’un peu plus de 16 milliards d’euros en prix courants, soit environ 14 milliards d’euros en prix constants 2018 (EUROPE 12013). Ce budget permettra de poursuivre les programmes existants (Copernicus, Galileo, Egnos) et d'en développer de nouveaux (surveillance de l’espace et suivi des objets en orbite, GovSatCom) et enfin, pourvoir aux coûts de fonctionnement de l’Agence du GNSS européen (GSA). Pour rappel, le secteur de l’industrie spatiale plaide pour un budget de 22 milliards d’euros (EUROPE 12004).
Répondant à EUROPE, Mme Hohlmeier a considéré que 16 milliards d’euros en prix courants étaient une « bonne base » pour commencer les négociations. Elle a par ailleurs ajouté qu’il fallait intégrer dans les calculs la part du budget d’Horizon Europe (le futur programme-cadre européen pour la recherche et le développement) orienté vers le secteur spatial. Tomáš Zdechovský (PPE, tchèque) a rappelé que les propositions initiales de la Commission étaient de l’ordre de 8 à 10 milliards d’euros. Il a ajouté qu’il fallait aussi prendre en considération le budget dédié à l'espace dans le domaine de la sécurité et la défense, ce qui reviendrait au final à un budget proche de 20 milliards d’euros, selon ce député de la commission du contrôle budgétaire (CONT). Les députés ont reconnu que la bataille allait se mener contre les États membres.
Eurospace, qui représente l’industrie spatiale, a salué, par la voix de son président, Jean-Loïc Galle, le niveau d’ambition dans le domaine spatial de la proposition de la Commission européenne. M. Galle a insisté sur la nécessité d'affecter au moins 3 milliards d’euros à Horizon Europe pour soutenir la R&D dans le domaine spatial. (Pascal Hansens)