La porte-parole du Service européen pour l’action extérieure a appelé, mardi 1er mai, au dialogue en Arménie, alors que la session extraordinaire de l’Assemblée nationale, plus tôt dans la journée, n’a pas permis l’élection d’un nouveau Premier ministre.
Le Parlement a refusé d’élire le chef de l’opposition, Nikol Pachinian, à ce poste, après la démission de Serge Sarkissian à la suite de plusieurs jours de manifestation.
« L'UE continue d'encourager toutes les parties prenantes, y compris la société civile, à engager un dialogue global, en vue de la formation démocratique d'un nouveau gouvernement, conformément à la Constitution et dans l'intérêt de tous les Arméniens », a souligné la porte-parole dans un communiqué. Elle a estimé qu’il était « crucial » que toutes les parties impliquées, « y compris les forces de l'ordre et celles exerçant leur droit à la liberté de réunion et d'expression, évitent la confrontation et fassent preuve de retenue et de responsabilité, comme cela a été le cas ces derniers jours ».
Selon la Constitution arménienne, une nouvelle session de l’Assemblée nationale doit être convoquée dans sept jours, soit le 8 mai, pour élire un nouveau Premier ministre.
Des milliers de manifestants pro-Pachinian bloquaient, mercredi 2 mai, la capitale, Erevan. (Camille-Cerise Gessant)