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Bulletin Quotidien Europe N° 11980
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Femmes

Désaccords au PE sur la Convention d'Istanbul

Le Parlement européen a débattu, lundi 12 mars à Strasbourg, en présence de la Commission, de la lutte contre la violence à l'égard des femmes et des filles, dans la foulée de la Journée internationale des droits de la femme. Les interventions se sont concentrées sur les tensions actuelles à propos de la Convention d'Istanbul. 

Cette convention du Conseil de l'Europe est entrée en vigueur en août 2014 pour mettre fin aux violences faites aux femmes. Elle a été signée par l'UE en juin 2017 et ratifiée par 17 États membres alors que la Bulgarie, la Croatie, la Grèce, la Hongrie, l’Irlande, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, la République tchèque, le Royaume-Uni et la Slovaquie trainent des pieds. 

Christine Revault d'Allonnes-Bonnefoy (S&D, française) a déploré le refus du Premier ministre slovaque, Robert Fico, de ratifier le traité international au motif que la Convention d'Istanbul serait contraire à la Constitution slovaque ainsi que le retrait, par le gouvernement bulgare, du projet de loi de ratification de la convention. Comme de nombreux autres députés, elle a dénoncé un « mouvement de rejet et de protestation (...) basé sur des arguments fallacieux et de fausses idées ».

Jadwiga Maria Wiśniewska (CRE, polonaise) a au contraire vivement critiqué la Convention et notamment son interprétation du terme 'genre'. « Bien sûr, nous souhaitons lutter contre la violence. Mais le texte contient des idéologies de genre et nous ne sommes pas d'accord. Ce n’est pas seulement la Bulgarie ; le Royaume-Uni n’est pas d’accord non plus. Il faut respecter, je vous en prie, l’ordre interne de chaque société », a déclaré le Bulgare Angel Dzhambazki (CRE). 

Le vice-président de la Commission, Andrus Ansip, a résumé la position de l'institution européenne : « Je voudrais être clair : la Convention d'Istanbul porte sur la prévention et la lutte contre la violence faite aux femmes, et il n'y a pas ici de dessein caché », a-t-il déclaré. Et d'ajouter afin de dissiper les malentendus : « La Commission ne contraint pas les États à autoriser le mariage gay. Ce sujet ne tombe pas dans le cadre d'application de la Convention. Elle ne contraint pas non plus les États à fournir des cours sur l'orientation sexuelle ou l'identité de genre, ni à donner un statut spécifique aux personnes transgenres ou intersexes. » (Sophie Petitjean)

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