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Bulletin Quotidien Europe N° 11980
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POLITIQUES SECTORIELLES / SÛretÉ alimentaire

Coup d'envoi d'un centre de connaissances de l'UE pour aider à combattre les fraudes alimentaires

Un centre de connaissances scientifiques géré par le Centre commun de recherche (CCR) de la Commission européenne, a été officiellement lancé, mardi 13 mars à Strasbourg, pour contribuer à améliorer la qualité des denrées alimentaires et la lutte contre les fraudes alimentaires dans l’Union européenne. Le lancement a eu lieu en plein scandale de la viande Veviba, qui défraie la chronique en Belgique. 

Constitué d'un réseau d'experts au sein de la Commission et des États membres, ce centre de connaissances sur la qualité des denrées alimentaires et les fraudes a une double vocation : aider les décideurs politiques et les autorités nationales compétentes en leur donnant accès à des connaissances à jour et restaurer la confiance des consommateurs dans la qualité des aliments qui leur sont offerts sur le marché, dans l'intérêt de leur santé et de toute la chaîne d'approvisionnement. 

« L'alimentation est un domaine dans lequel la science peut démontrer de manière très directe et tangible les bénéfices qu'elle apporte aux citoyens »a fait valoir le commissaire responsable du CCR, Tibor Navracsics

Selon la commissaire aux Consommateurs, Věra Jourová, « ce centre contribuera à collecter et traiter des preuves, scientifiquement étayées », ainsi qu'à « l'élaboration d'une méthodologie commune d'essai qui nous aidera à appliquer et à faire respecter le droit européen relatif aux denrées alimentaires et à la protection des consommateurs ». 

Il appartiendra en effet au centre de coordonner les activités de surveillance du marché pour ce qui concerne la composition et les propriétés organoleptiques des denrées alimentaires proposées à la vente sous le même emballage et la même marque dans le marché intérieur, pour aider à combattre le double standard dans la qualité des denrées alimentaires que fustigent les pays de l’Est. 

Le centre devra en outre ; - exploiter un système d'alerte rapide et d'information sur les fraudes alimentaires, notamment en transmettant ces informations au grand public et en assurant le suivi des médias ; - relier les systèmes d'information des États membres à celui de la Commission (sont ici concernées les bases de données décrivant la composition de certains produits agroalimentaires de qualité supérieure, tels que le vin ou l'huile d'olive) ; - produire des connaissances spécifiques comme la cartographie des compétences et des infrastructures de laboratoire dans les différents pays de l'UE. (Aminata Niang)

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