Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a demandé au Premier ministre britannique, Madame Theresa May, d’apporter de la « clarté » et plus de détails sur la nature des relations que souhaite son pays avec l’Union européenne après le Brexit.
Lors d’un débat en session plénière du Parlement européen, mardi 13 mars, à la veille de l'adoption par les eurodéputés d'une résolution sur ces futures relations (EUROPE 11979), M. Juncker a appelé Londres à traduire les paroles en actes concrets, notamment en « traités ».
M. Juncker a aussi noté la volonté exprimée ces derniers jours par Mme May de négocier avec l’UE un partenariat « constant » qui n’ait pas à être renégocié de manière récurrente. C’est aussi ce que veut l’UE, a-t-il considéré.
L'ancien Premier ministre luxembourgeois a répété son regret quant à la décision du Royaume-Uni de quitter l'UE après 40 ans de travail commun. Mais il a prévenu que les choses ne pourraient pas rester « inchangées » une fois le Royaume-Uni redevenu un pays tiers, et notamment que les Britanniques ne pouvaient pas continuer de coopérer avec l'UE dans les domaines qui les intéressent sans avoir à supporter les conséquences de leur choix ('cherry picking'). (Solenn Paulic)