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Bulletin Quotidien Europe N° 11980
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ACTION EXTÉRIEURE / États-unis

évaluation attendue au Parlement européen, avec Mme Malmström, du conflit commercial latent avec Washington

Tandis que la Commission européenne attend des clarifications de l'administration américaine sur le sort de l'UE concernant les droits de douane promulgués, jeudi 8 mars, par le président américain, Donald Trump, et qui seront appliqués d'ici une dizaine de jours contre les importations d'aluminium et d'acier aux États-Unis, le Parlement européen débattra, avec la commissaire au Commerce, Cecilia Malmström, mercredi 14 mars à Strasbourg, des restrictions américaines et de la réponse éventuelle de l'UE. 

Mardi, les responsables des grandes familles politiques du Parlement européen se sont montrés assez prudents quant à l’attitude à adopter face aux États-Unis. 

Si les responsables des groupes PPE, S&D et Verts/ALE se sont dits favorables ou, du moins, prêts à adopter des mesures de rétorsion de l'UE préparées par la Commission (EUROPE 11976) pour répondre aux mesures promises par M. Trump, il ne s’agit pas, pour eux, de mener une guerre commerciale contre un partenaire commercial clé. 

« Si M. Trump veut construire de nouveaux murs, l’UE doit construire de nouveaux ponts », a déclaré le chef de file du PPE, l'Allemand Manfred Weber, en référence aux accords commerciaux avec d’autres pays tiers. 

Ne reflétant pas la position de son groupe, Édouard Martin (S&D, français) a considéré que l’UE faisait « une erreur » en souhaitant construire ces nouveaux ponts avec d’autres pays tiers. M. Martin prône une réflexion sur les règles de l’OMC pour voir si elles sont effectivement adaptées aux défis actuels. M. Martin a été assuré être soutenu par la délégation socialiste française. 

Au nom du groupe GUE/NGL, le Néerlandais Dennis de Jong a appelé à « la modération », insistant sur le fait que « s’il y avait une guerre commerciale, tout le monde serait perdant ». 

Inquiétude à l'OMC. Devant l'ampleur de la controverse entre les États-Unis et l'UE, le directeur général de l'OMC, Roberto Azevêdo, a mis en garde, lundi 12 mars, contre le risque d'une escalade de représailles commerciales, dont personne ne sortirait gagnant.

« On sait quand et comment cela commence, mais on ne sait ni comment ni quand cela se termine, car [une escalade] de représailles commerciales réciproques est difficile à inverser », a-t-il averti. 

En réponse aux dernières provocations de M. Trump le week-end dernier, Mme Malmström a dit, lundi, que l'UE n'aurait « pas peur » de « se défendre contre les intimidateurs » (EUROPE 11979). (Emmanuel Hagry avec Lucas Tripoteau)

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