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Bulletin Quotidien Europe N° 11969
ACTION EXTÉRIEURE / Cambodge

L’UE pourrait prendre des sanctions si la situation ne s’améliore pas

Inquiet de la situation politique au Cambodge et de la « détérioration continue de la démocratie, du respect des droits de l'homme et de l'État de droit », le Conseil des Affaires étrangères a annoncé, lundi 26 février, qu’il « pourrait envisager des mesures ciblées spécifiques », si la situation ne s’améliore pas.

Dans les conclusions qu’il a adoptées, le Conseil menace aussi de revenir sur l’accès préférentiel au marché de l'UE dans le cadre de l'initiative ‘Tout sauf les armes’. Ainsi, « le Conseil invite la Commission à suivre de plus près la situation et à intensifier les contacts avec le Cambodge en se fondant sur les dispositions du règlement (Tout sauf les armes) ». Les ministres invitent également la Commission et la Haute Représentante à continuer d'évaluer « de manière approfondie et exhaustive » les programmes de coopération au développement, en étroite coopération avec les États membres, « en vue de garantir le renforcement des principes démocratiques, du respect des droits de l'homme et de l'État de droit ». Le Conseil invite à accroître le soutien apporté par l'UE à la société civile et aux défenseurs des droits de l'homme.

D'autre part, le Conseil exhorte le pays à rétablir la démocratie, et le gouvernement à engager un dialogue constructif avec l'opposition élue et à prendre toutes les mesures nécessaires pour instaurer un environnement politique permettant aux partis d'opposition, à la société civile et aux médias d'agir librement.

Le gouvernement cambodgien doit « instamment » cesser d'utiliser le pouvoir judiciaire comme un outil politique pour harceler et intimider opposants politiques, membres de la société civile, défenseurs des droits de l'homme et du travail, ajoute le Conseil.

Une nouvelle fois, les ministres appellent à la libération immédiate du chef de l'opposition, Kem Sokha, et à des mesures pour annuler rapidement la dissolution du Parti du sauvetage national du Cambodge (PSN). Alors que des élections générales doivent avoir lieu en juillet 2018, « la dissolution forcée du PSN va à l'encontre de la volonté des électeurs et sape la crédibilité du processus électoral en cours », ajoute le Conseil qui rappelle que « nul processus électoral n'est légitime lorsque le principal parti d'opposition en a été arbitrairement exclu »(Camille-Cerise Gessant)

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