La Commission européenne a assuré, lundi 26 février, que la procédure de nomination, à partir du 1er mars, du chef de cabinet du président Jean-Claude Juncker, l'Allemand Martin Selmayr, au poste de secrétaire général de l'institution européenne avait respecté les règles internes de promotion des hauts fonctionnaires, réfutant ainsi les accusations du journal français Libération (EUROPE 11966).
En concurrence avec un(e) seul(e) autre candidat(e), M. Selmayr a d'abord été nommé secrétaire général adjoint à la suite d'une procédure de 3 semaines, mercredi 21 février. La Commission l'a promu dans la foulée secrétaire général, à la faveur de la démission, le même jour, du Néerlandais Alexander Italianer qui demeure conseiller du président Juncker.
Soucieuse d'afficher une continuité politique en interne, la Commission a plusieurs fois communiqué sur la bonne entente entre MM. Selmayr et Italianer, d'abord via Twitter au moment de l'annonce de la nomination de M. Selmayr par M. Juncker en personne, puis en salle de presse à l'issue du sommet européen informel, vendredi 23 février.
Interrogé, le porte-parole de la Commission, Alexander Winterstein, n'a pas dit, lundi, quand exactement M. Selmayr avait pris connaissance de la vacance du poste de secrétaire général de l'institution européenne.
M. Selmayr est entré à la Commission en tant que porte-parole de l'ancienne commissaire Viviane Reding entre 2004 et 2009. Il a ensuite été le chef de cabinet de cette dernière jusqu'en 2014, avant d'être promu chef de cabinet du président Juncker.
L'eurodéputé Sven Giegold (Verts/ALE, allemand) a demandé que le Parlement européen ouvre une enquête sur cette nomination. (Mathieu Bion)