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Bulletin Quotidien Europe N° 11969
ACTION EXTÉRIEURE / Syrie

Les Européens appellent à la mise en œuvre immédiate de la résolution de l'Onu sur un cessez-le-feu

La Haute Représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, a appelé, lundi 26 février, à la mise en œuvre immédiate de la résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies exhortant à un cessez-le-feu humanitaire d’au moins 30 jours en Syrie, adoptée samedi 24 février.

« Nous nous attendons à une mise en œuvre pleine et immédiate de la résolution », a-t-elle expliqué à l’issue du Conseil 'Affaires étrangères'. À son arrivée, elle avait souligné que, si l’adoption était « une étape nécessaire et encourageante », il s’agissait seulement d’un « premier pas ».

« Nous continuerons à travailler ces semaines et ces jours-ci avec les Nations Unies et avec tous nos partenaires internationaux et régionaux pour nous assurer que la situation sur le terrain s'améliore immédiatement », avait-elle ajouté. Mme Mogherini a en particulier pointé du doigt les trois garants du processus d’Astana que sont la Russie, la Turquie et l’Iran. Elle a annoncé qu’elle allait leur écrire pour souligner que le cessez-le-feu devait commencer « immédiatement », afin que l’aide humanitaire puisse être acheminée sur place. « Ceux qui ont des responsabilités doivent les exercer », a-t-elle prévenu, soulignant également qu’ils devaient s’assurer que les zones de désescalade, mises en place dans le cadre des discussions d’Astana, soient respectées. Le ministre des Affaires étrangères luxembourgeois, Jean Asselborn, a aussi souhaité que l’UE appelle la Turquie à arrêter sa marche vers la ville d’Afrin, qui compte 400 000 habitants.

Son homologue belge, Didier Reynders, a lui aussi demandé l’application du cessez-le-feu dans les territoires syriens qui font l’objet « de bombardements inadmissibles ». « Ce sont des actes barbares qui ont eu lieu et qui continuent à être perpétrés ; donc, il faut vraiment mettre une pression maximale, en Ghouta orientale notamment, pour qu’il y ait l’arrêt réel des bombardements » et que l’aide humanitaire arrive sur place, a-t-il ajouté.

Par ailleurs, selon M. Asselborn, l’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, participera au prochain Conseil des Affaires étrangères, le 19 mars.

Deux nouveaux ministres sanctionnés

Le Conseil a également ajouté deux ministres syriens à la liste des personnes visées par des mesures restrictives de l'UE. Il s’agit du ministre de l'Industrie, Mohamed Mazen Ali Yousef, et du ministre de l'Information du gouvernement, Imad Abdullah Sara, tous deux nommés en janvier 2018. Les actes juridiques liés à cette décision ont été publiés le 26 février au Journal officiel.

Avec cette décision, 257 personnes responsables de la répression violente contre la population civile en Syrie, bénéficiant ou soutenant le régime et/ou étant associées à ces personnes, font l’objet d’une interdiction de voyager et d’un gel de leurs avoirs. 67 entités sont aussi visées par un gel des avoirs. Plus largement, les sanctions contre la Syrie comprennent un embargo pétrolier, des restrictions sur certains investissements, un gel des avoirs de la banque centrale syrienne détenus dans l'UE, des restrictions à l'exportation d'équipements et de technologies pouvant être utilisés pour la répression interne, la surveillance ou l'interception de communications Internet ou téléphoniques. Les mesures sont en vigueur jusqu’au 1er juin 2018. (Camille-Cerise Gessant)

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