Élisabeth Borne, la ministre française des Transports, et son homologue hellénique, Christos Spirtzis, se sont entretenus à Paris lundi 12 février, rencontre durant laquelle les parties ont exprimé des préoccupations et objectifs communs concernant les négociations relatives au premier paquet ‘mobilité’, présenté par la Commission européenne le 31 mai dernier (EUROPE 11799).
Alors que des divergences significatives s’expriment au sein des groupes de travail du Conseil de l'UE, notamment sur les questions du détachement des travailleurs (EUROPE 11951) et du cabotage (EUROPE 11953), les ministres des Transports des deux pays, tout en défendant la libre circulation au sein du marché intérieur, ont tenu à rappeler que « les conditions de vie et de travail des conducteurs de camions » ne devraient pas être compromises.
Au vu d’une convergence de points de vue, la Grèce pourrait être invitée à participer à la prochaine réunion ministérielle de l’Alliance du routier, composée d’États européens partisans d’une protection accrue des travailleurs du transport routier (Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, France, Italie, Luxembourg, Norvège, Suède et Suisse).
« La France et la Grèce sont profondément et fortement pro-européennes, mais l'UE doit se réformer, être plus lisible, plus compréhensible et viser l'harmonisation sociale par le haut », a déclaré Mme Borne. Son homologue grec, M. Spirtzis, pour sa part, a pointé la nécessité de réaliser « un marché européen qui fonctionnera et garantira les conditions d'une concurrence loyale, la promotion des nouvelles technologies pour un meilleur contrôle et les droits sociaux des travailleurs du secteur ». (Lucas Tripoteau)