L'année 2017 a été une année record pour l'énergie éolienne en mer dans l'Union européenne, où 3,1 gigawatts (GW) de nouvelles capacités ont été installés, portant les capacités totales à 15,8 GW, en hausse de 25% sur un an, selon les chiffres publiés par l'association européenne de l'énergie éolienne, WindEurope, mardi 6 février.
La construction de 13 nouveaux parcs éoliens offshore a été achevée en 2017, dont celle du premier parc éolien offshore flottant dans le monde, Hywind Scotland, en Écosse.
Avec respectivement 1,7 GW et 1,3 GW de nouvelles capacités installées, le Royaume-Uni et l'Allemagne abritent la plupart des nouveaux parcs éoliens construits.
L'Europe compte désormais plus de 4 000 éoliennes offshore en exploitation dans 11 pays, soit une capacité installée et connectée au réseau de 15,8 GW.
Un total qui pourrait être porté à 18,7 GW avec les 11 nouveaux parcs éoliens offshore qui sont actuellement en construction, et à 25 GW d'ici 2020 avec les projets en gestation.
Mais l'éolien offshore dans l'UE se concentre dans un petit nombre de pays, 98% des capacités installées se situant au Royaume-Uni, en Allemagne, au Danemark, aux Pays-Bas et en Belgique.
« L'éolien offshore fait désormais partie intégrante du réseau électrique et ses coûts ont chuté rapidement. Investir dans l'éolien offshore n'est désormais pas plus cher qu'investir dans la production d'électricité conventionnelle. Cela prouve que l'UE est prête à adopter un objectif beaucoup plus ambitieux en matière de renouvelables à l'horizon 2030 : 35% est facilement réalisable », souligne WindEurope.
La baisse des coûts se reflète aussi dans le montant des décisions finales d'investissement de 7,5 milliards d'euros en 2017 pour l'acquisition de 2,5 GW de capacités supplémentaires.
Mais l'incertitude demeure pour l'après-2020 quant aux engagements pris par les gouvernements de l'UE à l'égard des nouveaux volumes d'énergie éolienne en mer dans le cadre des plans d'action nationaux sur l'énergie et le climat à l'horizon 2030, avertit l'association. (Emmanuel Hagry)