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Bulletin Quotidien Europe N° 11945
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / Banques

satisfecit des ministres européens sur la réduction des créances bancaires douteuses

Les ministres européens des Finances ont évalué positivement, mardi 23 janvier, les progrès réalisés dans la mise en œuvre du plan d’action visant à réduire le stock de créances bancaires douteuses (‘non performing loans’ ou NPL), sur la base d’un rapport présenté par la Commission européenne (EUROPE 11942). 

À son arrivée à la réunion du Conseil ‘Affaires économiques et financières’, le ministre français Bruno Le Maire a estimé qu'en matière de NPL, beaucoup avait déjà été fait. « Il faut poursuivre au même rythme et, si on peut aller encore plus loin, tant mieux », a-t-il déclaré. Même constat du côté du Portugal, où on estime qu’il faut équilibrer la vitesse de réduction des stocks existants.

L'Allemagne, elle, est plutôt partisane d'une réduction accélérée. « Il ne s’agit pas d’un défi uniforme », s'est justifié le ministre allemand des Finances, Peter Altmaier, soulignant les écarts marqués entre États membres. Sans vouloir « montrer du doigt et stigmatiser publiquement », il est important d’avoir un aperçu de la situation dans chaque État membre, a-t-il estimé.

« Nous avons exercé une forte pression – pour certains trop forte – sur les banques qui avaient des ratios de NPL élevés », a déclaré le vice-président de la Banque centrale européenne (BCE), Vítor Constâncio. Selon lui, le but n’est pas non plus d’atteindre des taux de 0 %, car les activités bancaires sont par nature risquées et il est normal d’avoir des NPL dans le bilan des banques.

Lors de cette réunion, il est par ailleurs revenu sur la « confusion » entourant le projet d’addendum aux lignes directrices de la BCE, publié en octobre dernier, qui fixe des exigences en matière de provisionnement qui s’appliquerait uniquement aux prêts nouvellement classés comme non performants à compter du 1er janvier 2018. 

Ce projet avait fait l’objet d’une pluie de critiques – notamment de la part du ministre italien, Pier Carlo Padoan - et avait été interprété comme fixant des règles automatiques et applicables à toutes les banques qui outrepasseraient le mandat de la BCE (EUROPE 11899). (Marion Fontana)

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