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Bulletin Quotidien Europe N° 11940
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Colombie

La gauche au PE critique le refus de la droite de réaffirmer par écrit le soutien de l’UE au processus de paix

Lors du débat sur la mise en œuvre de l’accord de paix en Colombie, mardi 16 janvier, les représentants des groupes politiques du Parlement européen ont tous souligné l’importance pour l’Union européenne de soutenir la concrétisation sur le terrain de l’accord de paix signé entre le gouvernement colombien et l’ancienne guérilla des FARC, reconvertie en parti politique en vue des élections législatives colombiennes de mars prochain.

Les groupes S&D, GUE/NGL et Verts/ALE ont déploré que le Parlement européen ne soit pas en mesure de réaffirmer son soutien à l’accord de paix alors que celui-ci fait face à de nombreux défis, tels que l’insécurité persistante dans les zones abandonnées par les FARC, la fin du cessez-le-feu entre la guérilla de l’ELN et le gouvernement colombien (EUROPE 11938) et les lenteurs de la réforme agraire à travers un partage des terres et la réduction des terres consacrées à la culture de la coca.

« Pourquoi les groupes PPE et ADLE n'ont-ils pas voulu d'une résolution ? Cela aurait été important pour que l’UE continue d'être protagoniste », a estimé Ramón Jáuregui Atondo (S&D, espagnol). « Adopter cette semaine une résolution du PE aurait été le meilleur moment pour faire face aux doutes », a renchéri Ernest Urtasun (Verts/ALE, espagnol), notant que « d’autres groupes sont plus préoccupés de savoir qui va gagner les élections » en Colombie. Au nom du groupe GUE/NGL, Tania González Peñas (GUE/NGL, espagnole) a abondé dans ce sens.

Le commissaire à l’Aide humanitaire, Christos Stylianides, a déploré les récentes attaques de l’ELN. Mais il a souhaité regarder la situation dans son ensemble : « le nombre de meurtres, même s’il est trop élevé, est le plus bas depuis 15 ans ». Il a rappelé le soutien de l’UE au processus de paix par le biais du fonds fiduciaire spécifique, dont plus de 65 % de l'enveloppe de 95 millions d’euros ont déjà été mobilisés en faveur de projets tels que la réintégration des anciens combattants des FARC dans la société colombienne et l’accès des populations les plus affectées par la violence à des services de base.

Luis de Grandes Pascual (PPE, espagnol) a estimé que la dotation du fonds fiduciaire devra certainement être augmentée. Pour Izaskun Bilbao Barandica (ADLE, espagnole), il faut faire plus pour permettre l'identification des coupables de meurtres de défenseurs des droits de l'homme. Quant à Marie-Christine Arnautu (ENL, française), elle a prôné l’octroi d’une aide militaire de l’UE pour combattre les narcotrafiquants et requis la fin du libre-échange entre l’UE et la Colombie, qui restreint, selon elle, la redistribution des richesses dans le pays. (Mathieu Bion)

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