Le favori à la présidence du parti politique français Les Républicains (PPE), Laurent Wauquiez, veut des modifications substantielles dans l'UE, estimant que l’UE, à 27, « cela ne fonctionne plus ». C'est le message qu'il est venu porter, jeudi 16 novembre, en visite au Parlement européen à Strasbourg.
« Je suis un européen convaincu et je n’ai aucun doute sur l’importance et l’utilité de l’Europe comme prolongement de la souveraineté française », a-t-il dit, ajoutant qu’il ne faisait toutefois pas « partie de ceux qui décident de fermer les yeux sur ce qui ne marche pas ». Il a donc plaidé pour une refondation de l’Europe. D’une part, il refuse l’élargissement sous le prochain mandat. D’autre part, il propose de réorganiser l’Europe autour de trois cercles. Le premier, le noyau dur, autour de six à douze pays. Il s’agirait de l’espace où l’harmonisation (fiscale, sociale …) serait la plus poussée. Le second, la zone euro. Le troisième serait une « zone de libre-échange renforcée » où le Royaume-Uni aurait toute sa place. M. Wauquiez estime que l’apparente volonté de l’UE de « punir » Londres est une erreur. Il plaide pour sa part pour la possibilité que le Royaume-Uni puisse garder un lien avec l’UE. Dans ce troisième cercle, par ailleurs, les pays auraient la possibilité de choisir ce à quoi ils participent et de reprendre des compétences à l’UE. Il estime par exemple que la France doit retrouver sa souveraineté sur sa politique migratoire.
Il plaide aussi pour un 'Buy european act' qui donnerait priorité d'accès aux marchés publics aux entreprises européennes, comme le font les États-Unis. (Élodie Lamer)