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Bulletin Quotidien Europe N° 11903
ACTION EXTÉRIEURE / Mercosur

Européens et Brésiliens assurent que l'UE et le Mercosur sont très proches d'un accord commercial

L'UE et le bloc Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay) sont « tout près » de boucler un accord de principe en vue d'un accord de libre-échange, a assuré le vice-président de la Commission européenne chargé du pôle économique, Jyrki Katainen, à l'issue de sa rencontre avec le président brésilien, Michel Temer, vendredi 10 novembre à Brasilia, où s'achevait le jour même une série de pourparlers au plan technique.

« Nous sommes à deux doigts d'avoir un accord commercial entre l'UE et le Mercosur », a assuré M. Katainen. « À l'heure où certains construisent des murs, nous voulons construire des ponts », a renchéri M. Temer, dans un message à peine voilé à l'adresse du président américain, Donald Trump.

« Nous achevons aujourd'hui un nouveau cycle de négociations qui, je l'espère, sera le dernier ou l'avant-dernier, de manière que nous puissions conclure - et ceci est notre objectif à la fois optimiste et réaliste - cet accord à la fin de l'année », a abondé le chef de la diplomatie brésilienne, Aloysio Nunes.

Du côté sud-américain, on assure que les deux parties s'activent pour parvenir à un accord politique en marge de la conférence ministérielle de l'OMC, du 10 au 13 décembre à Buenos Aires.

À l'issue d'une réunion des ministres du Commerce de l'UE, vendredi à Bruxelles, la commissaire au Commerce, Cecilia Malmström, s'est targuée d'un « fort soutien » politique au Conseil pour mener à bien ces pourparlers, jugeant « réaliste » la possibilité d'y parvenir d'ici fin 2017.

Mme Malmström a aussi souligné « l'occasion unique » de parvenir à un accord politique avec le Mercosur avant les élections générales au Brésil en octobre 2018.

Lors de l'échange des offres révisées en matière d'accès au marché pour les biens, les services et les marchés publics intervenu en octobre, l'UE a mis dans la balance l'ouverture de quotas tarifaires d'importation de 70 000 tonnes pour le bœuf et de 600 000 tonnes d'éthanol.

Cette offre n'avait toutefois pas répondu aux attentes du Mercosur, qui juge ces quotas nettement inférieurs à ceux proposés au début des négociations, en 2004, de 100 000 tonnes de viande bovine et un million de tonnes d'éthanol. La partie européenne avait jugé, de son côté, l'offre révisée sud-américaine insuffisante en ce qui concerne l'accès aux marchés publics.

Emmenés par la France, 12 États membres réclament une prise en compte adéquate de leurs produits agricoles sensibles - le bœuf, l'éthanol, mais aussi la volaille, le sucre et le miel.

« Nous sommes attentifs aux sensibilités agricoles, mais nous ne devons pas perdre de vue le tableau d'ensemble », a fait valoir Mme Malmström vendredi, annonçant un échange d'offres finales.

« Nous allons devoir présenter une offre finale. Nous ferons très prochainement une proposition pour que les ministres puissent se pencher sur la question », a-t-elle ajouté. (Emmanuel Hagry)

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