Le futur chancelier autrichien, Sebastian Kurz, est d'avis que son homologue du parti chrétien-démocrate ÖVP, Hans Jörg Schelling, serait un excellent président de l'Eurogroupe, l'organe informel des ministres des Finances de la zone euro.
S'il avait la possibilité d'accéder à la présidence de l'Eurogroupe, « ce serait fantastique », a-t-il considéré, lundi 13 novembre à son arrivée au Conseil 'Affaires étrangères' à Bruxelles. « Bien sûr, cela dépend aussi de la famille politique à laquelle le futur chef de l'Eurogroupe doit appartenir », a-t-il aussi relativisé, alors que les négociations sur la formation d'un gouvernement de coalition seront toujours en cours en Autriche.
La famille PPE, à laquelle appartient l'ÖVP, détient déjà les présidences du Conseil européen, de la Commission européenne, du Parlement européen. Il est peu probable que le successeur du Néerlandais Jeoren Dijsselbloem soit issu d'un parti affilié au Parti populaire européen.
Figurent parmi les candidats déclarés ou pressentis : le Luxembourgeois Pierre Gramegna, proche de la famille libérale (EUROPE 11880), et le social-démocrate slovaque Peter Kazimir (EUROPE 11898).
Les ministres des Finances intéressés devront présenter leur demande de candidature deux semaines avant l'élection qui aura lieu lors de l'Eurogroupe du lundi 4 décembre. (Mathieu Bion)