Le négociateur de l’UE pour la sortie du Royaume-Uni de l’UE, Michel Barnier, a expliqué, dimanche 12 novembre, que l’UE se préparait à une absence d’accord avec le Royaume-Uni, alors qu’un nouveau cycle de négociations s’est conclu le 10 novembre sans percée majeure (EUROPE 11902).
« Ce n'est pas mon option, qui serait un retour en arrière de quarante-quatre ans. Mais c'est une possibilité. Chacun doit s'y préparer, États comme entreprises - nous-mêmes, nous y préparons techniquement », a expliqué Michel Barnier au Journal du dimanche.
Le négociateur a rappelé le délai de 2 semaines fixé à Londres pour fournir les garanties nécessaires en vue de l’ouverture de la phase de pourparlers sur le futur partenariat, notamment les garanties sur les engagements budgétaires.
« Le Royaume-Uni quittera l'UE en 2019, soit deux ans avant la fin du budget 2014-2020. Ce qui a été décidé à 28 doit être réglé à 28 pour cette période. Sinon, il faudra couper les programmes à hauteur d'environ 14%, l'équivalent de la contribution britannique », a précisé le responsable. « Theresa May s'est engagée à régler les contributions de 2019 et 2020, ainsi que d'autres engagements, sans préciser lesquels. Nous savons, nous, quels sont ces engagements », le négociateur citant « par exemple, les garanties données à la Banque européenne d'investissement, le Fonds européen de développement, l'aide à la Turquie et à l'Ukraine, mais aussi les pensions des fonctionnaires européens… ». (Solenn Paulic)