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Bulletin Quotidien Europe N° 11874
INSTITUTIONNEL / Royaume-uni

Les arguments des huit villes candidates pour accueillir l'Autorité bancaire européenne

La Commission européenne a publié, samedi 30 septembre, une synthèse comparative des offres qu'ont déposées les huit États membres souhaitant accueillir le siège de l’Autorité bancaire européenne (EBA) à partir du printemps 2019, lorsque la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne sera effective.

Présentée sous forme d'un tableau récapitulatif, cette synthèse reprend logiquement les six critères agréés lors du sommet européen de juin et destinés à orienter le processus de désignation du siège de l'EBA : la fonctionnalité du futur siège, son accessibilité, les capacités d'accueil du système éducatif pour les enfants du personnel, l’emploi des conjoints et l'accès à la santé de la famille, la continuité des activités et la répartition géographique des agences et organes européens.

Évaluation de l'exhaustivité des offres

Les huit grandes villes candidates pour accueillir l'Autorité bancaire européenne, actuellement sise à Londres, sont les suivantes: Bruxelles, Francfort, Dublin, Luxembourg, Prague, Paris, Varsovie et Vienne.

Toutes les villes candidates sont relativement faciles d'accès, quel que soit le lieu de provenance en Europe, et elles disposent d'une capacité d'accueil hôtelière conséquente tant pour leur renommée touristique que pour l'activité économique qu'elle génère déjà. Géographiquement un peu plus excentrée, Dublin reconnaît qu'il n'existe pas de vol direct vers Zagreb ni Ljubljana.

Les pays disposant déjà d'un secteur financier très développé jouent la carte de la complémentarité, notamment en cas de recherche de nouveaux talents. C'est le cas de Luxembourg, qui met en avant la disponibilité de travailleurs dans les secteurs du conseil, bancaire et juridique, de Francfort, où sont installées la BCE et l'Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles (EIOPA), de Paris, qui accueille déjà l'Autorité européenne des marchés financiers (ESMA). C'est le cas aussi de Dublin, qui joue en plus la carte de la proximité culturelle, notamment linguistique, avec Londres.

Afin de séduire le personnel de l'EBA, les villes candidates mettent toutes en avant leurs capacités à intégrer les enfants dans le système scolaire et les conjoints sur le marché du travail. Pourtant, Bruxelles, Francfort et Paris manquent de précision sur le nombre de places disponible dans les crèches ou les écoles élémentaires, constate la Commission. Même chose pour Luxembourg et Prague, dont les offres ne donnent pas d'information sur l'accès des membres de la famille du personnel au système national de sécurité sociale.

Afin que la transition perturbe le moins possible les travaux de l'EBA, les villes candidates rivalisent pour indiquer la rapidité avec laquelle l'autorité européenne serait à nouveau opérationnelle dans ses nouveaux locaux. Pour Paris et Francfort, les locaux seront disponibles mi-2018. Varsovie, Luxembourg et Dublin disent qu'ils seront prêts fin 2018.

À noter que la République tchèque réitère, dans son offre, sa vocation à entrer dans la zone euro.

Sur base de cette analyse, les États membres auront une discussion sur les candidatures dans le courant du mois d'octobre en vue d'une décision politique en novembre au sein du Conseil 'Affaires générales'. 

La Commission a effectué le même exercice pour analyser les candidatures des 19 États membres souhaitant accueillir l'Agence européenne des médicaments (EMA) (voir autre nouvelle).

Plus d'informations: http://bit.ly/2yjDThK  (Mathieu Bion)

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