Les ambassadeurs des 28 États membres de l’UE ont adopté, mercredi 20 septembre, leur position concernant l’adoption des priorités de partenariat entre l’UE et l’Arménie.
Dans le document obtenu par EUROPE, les ambassadeurs détaillent les axes d’action concernant les quatre priorités de partenariat, qui ont été définies lors du sommet du Partenariat oriental, à Riga en 2015. Le nouvel accord global entre l’UE et l’Arménie, qui pourrait être signé lors du prochain sommet du Partenariat oriental, en novembre de cette année, « permettra de renouveler et de définir la base juridique des relations bilatérales, et il convient de profiter de cette dynamique pour renforcer les relations entre l'UE et l'Arménie, y compris en s'accordant sur les priorités du partenariat », précisent les ambassadeurs dans leur document.
Sur la première des priorités, le renforcement des institutions et la bonne gouvernance, l’UE met l’accent sur l’amélioration du système juridique, la bonne gouvernance, l’intensification de la lutte contre la corruption et le renforcement de la société civile. Elle veut aussi insister sur « la mise en œuvre et l’application effective de la nouvelle constitution » arménienne. Les parties « redoubleront d’efforts pour réformer l’administration publique, notamment concernant les pouvoirs locaux et l’application effective de la législation », ajoute le document. Les ambassadeurs soulignent également l’importance de la coopération dans le secteur de la sécurité.
En termes de développement économique et de débouchés commerciaux - deuxième priorité - l’UE met en avant la gestion des finances publiques, l’amélioration de l’environnement des entreprises, notamment des PME, l’économie numérique et l’économie verte.
Les ambassadeurs soulignent aussi l'importance de la connectivité, alors que le pays est géographiquement enclavé, l’efficacité énergétique, l’environnement et l’action pour le climat, qui font partie de la troisième priorité.
Enfin, sur la dernière priorité - la mobilité - les ambassadeurs mettent en exergue la coopération pour faciliter la mobilité des ressortissants de l’UE et des Arméniens. « Prenant acte du fait que l'Arménie souhaite aller plus loin », les ambassadeurs préviennent qu’ils « envisageront, le moment venu, l'ouverture d'un dialogue sur la libéralisation du régime de visas » quand les conditions nécessaires seront réunies. Ils mettent également en avant la coopération en termes de lutte contre la migration irrégulière. L'éducation et la recherche et l’innovation consituent d'autres priorités d'action. (Camille-Cerise Gessant)