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Bulletin Quotidien Europe N° 11866
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ACTION EXTÉRIEURE / Royaume-uni

Les conservateurs britanniques au PE préconisent de calquer sur le CETA un accord commercial Royaume-Uni/Canada post-Brexit

À la veille de l'entrée en vigueur provisoire de l'accord de libre-échange UE/Canada (CETA), jeudi 21 septembre, les députés britanniques du groupe des conservateurs et réformistes européens (CRE) au Parlement européen ont appelé le gouvernement britannique à calquer sur le CETA le futur accord de libre-échange (ALE) que le Royaume-Uni négociera, après sa sortie de l'UE (Brexit), avec le Canada.

« Le CETA est l'accord de libre-échange le plus complet jamais signé par l'UE et il représentera 1,3 milliard de livres sterling de gains par an pour le seul Royaume-Uni. Les producteurs, les entreprises et les consommateurs britanniques commenceront à réaliser les bénéfices dès que la plupart des parties de l'accord seront appliquées », souligne un communiqué des conservateurs britanniques au PE, publié mercredi 20 septembre.

Le Premier ministre britannique, Mme Theresa May, et son homologue canadien, Justin Trudeau, ont confirmé, lors de la venue de Mme May à Ottawa le 20 septembre, qu'ils utiliseraient le CETA pour assurer une transition rapide vers un accord commercial entre le Royaume-Uni et le Canada après le Brexit.

« Le CETA supprime 99% des droits de douane sur le commerce entre l'UE et le Canada et il réduit les obstacles au commerce des services, ce qui est important pour le Royaume-Uni, puisque les services représentent la moitié des exportations britanniques au Canada », fait valoir David Campbell Bannerman, qui fut rapporteur fictif au PE sur le CETA. « Il n'est pas surprenant que M. Trudeau ait accueilli favorablement l'idée de conclure un accord de libre-échange avec le Royaume-Uni, compte tenu de la difficulté pour l'UE de le ratifier », ajoute-t-il.

« Le Canada est un pays avec lequel le Royaume-Uni partage des valeurs et des principes et nous souhaitons un accord de libre-échange pour renforcer nos relations après notre départ de l'UE. Je crois que le CETA deviendra la 'norme d'or' des accords de libre-échange et que nous pourrons l'adapter aux priorités des économies britannique et canadienne après le Brexit », conclut Emma McClarkin, spécialiste des questions commerciales au groupe CRE. (Emmanuel Hagry)

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