La Banque centrale européenne (BCE) a publié, mercredi 5 juillet, son examen annuel sur le rôle international de l’euro, présentant un aperçu de l’évolution de l’utilisation de la monnaie européenne par des non-résidents de la zone euro pour la période 2016-2017.
Parmi les principales conclusions de la BCE figure la baisse du rôle de l’euro sur les marchés financiers, la part d’émissions en euros étant passée de 24,8 à 20,4% entre 2015 et 2016.
Si « l'euro reste incontestablement la deuxième monnaie internationale la plus utilisée », comme indiqué par Benoit Coeuré, membre du directoire de la BCE, l’écart avec le dollar américain est néanmoins important. En termes de prêts internationaux par exemple, le dollar reste le plus utilisé à 59,1% contre 21,3% pour l'euro.
Le rapport indique que l’augmentation des risques non économiques découlant notamment de développements géopolitiques, des élections dans certains pays de la zone euro et de l'incertitude de la politique économique à la suite d’un Brexit ont eu une incidence sur le rôle international de l’euro.
La BCE note toutefois une exception à ce déclin : la part de l’euro dans les avoirs officiels de réserves de change a légèrement augmenté en 2016 passant de 19,4 à 19,7%, à taux de change constants. Selon l'institution, la stabilisation de la part de l'euro montre que « son rôle de réserve officielle de valeur est resté résistant aux différents chocs affectant les marchés financiers mondiaux au cours de la période considérée ». (Marion Fontana)