Les ministres de l’Agriculture des pays de l’Union européenne ont débattu, mardi 15 novembre à Bruxelles, du rôle de la recherche et de l'innovation pour parvenir à une agriculture durable et les nouveaux pays de l’UE ont estimé qu’ils étaient désavantagés en termes de crédits de l’UE affectés à la recherche.
La Présidence slovaque du Conseil a présenté, pour nourrir les débats, les résultats d’une conférence de haut niveau intitulée ‘Le rôle des régions dans la bio-économie en Europe' qui s'est tenue à Bratislava le 17 octobre dernier.
Les discussions au sein du Conseil Agriculture ont mis en évidence une fracture entre deux blocs : les ‘nouveaux’ États membres et les plus anciens. Les premiers se sentent lésés, car ils obtiennent globalement moins de financements que les anciens pays de l'UE au titre du programme Horizon 2020. Certains d’entre eux ont suggéré de recevoir des 'bonus' dans les procédures de sélection des projets. Certains pays, comme le Danemark, ont défendu une approche de l’excellence, indépendante de l’origine des entités proposantes. Certaines délégations ont indiqué des secteurs pour lesquels ils souhaitent mettre l’accent en matière de recherche. Les pays scandinaves ont évoqué notamment les forêts et la bio-économie, tandis que la France a fait part, en particulier, de son travail sur l’approche écosystémique des productions agricoles. (Lionel Changeur)