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Bulletin Quotidien Europe N° 11668
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ACTION EXTÉRIEURE / Liban

Adoption des priorités de partenariat avec l'UE et du pacte commun en lien avec la crise syrienne

La Haute Représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, a annoncé, mardi 15 novembre, l’adoption, le jour même, des priorités de partenariat et du pacte avec le Liban.

« Les priorités de partenariat et le pacte viennent juste d’être adoptés (…) Le Liban est le premier pays avec lequel l'Union européenne signe ce cadre stratégique très ambitieux », a souligné la Haute Représentante, lors d'une déclaration à la presse avec le ministre des Affaires étrangères libanais, Gebran Bassil. En réalité, cette adoption par procédure écrite par le Conseil d’association UE-Liban est intervenue vendredi 11 novembre, a précisé à EUROPE une source européenne.

Les priorités de partenariat, sur quatre ans, établissent un cadre renouvelé pour l'engagement politique et la coopération renforcée entre l'UE et le Liban. Ces priorités portent, notamment, sur la sécurité et la lutte contre le terrorisme, la gouvernance et l'État de droit, la croissance et les possibilités d'emploi, et les migrations et la mobilité.

Le pacte, lui, définit des engagements réciproques spécifiques pour faire face à l'impact de la crise syrienne au Liban et pour transformer la situation en une occasion d'améliorer les perspectives socioéconomiques, la sécurité, la stabilité et la résilience du Liban, précise le Conseil dans un communiqué. Si l’UE prévoit une allocation minimum de 400 millions d’euros pour 2016-2017 dans le cadre de ce pacte, en plus de l’aide bilatérale de plus de 80 millions d’euros sur cette même période, le Liban devra fournir un environnement plus favorable aux réfugiés, notamment améliorer le cadre réglementaire sur l’enregistrement et les permis de séjour pour les réfugiés. Le Liban accueille plus d'1,1 million de réfugiés syriens sur son territoire.

Par ailleurs, devant la presse, la Haute Représentante a aussi salué une nouvelle fois l’élection d’un nouveau président au Liban, Michel Aoun, plus de deux ans après la fin du mandat de son prédécesseur, Michel Suleiman (EUROPE 11658). Elle a considéré cette élection comme un moyen « d’ouvrir un espace pour tous les partis politiques pour s’engager de manière constructive dans le dialogue et partager les responsabilités pour répondre aux besoins des Libanais ». Elle a ajouté qu’une unité nationale était cruciale pour le futur du Liban.

De son côté, le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil a expliqué qu’un gouvernement d’unité nationale devrait être formé de « manière imminente ». Il a précisé qu’il attendait de son pays qu'il soit un initiateur de stabilité et de dialogue dans la région au lieu d’être une source de tension et de négativisme.

Mme Mogherini a jugé que le Liban était un acteur et un interlocuteur clé pour l’UE concernant le futur de la Syrie. (Camille-Cerise Gessant)

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