Alors que les négociations battent leur plein à la Conférence de Marrakech sur le climat (COP 22), le Conseil des Communes et région d'Europe (CCRE) a présenté ses cinq grandes priorités au regard des négociations de la COP, lundi 14 novembre.
« Aujourd’hui 80% des gaz à effet de serre en Europe proviennent des villes. Aussi, elles sont à l’avant-garde (…) pour réduire l’impact catastrophique du changement climatique sur les communautés locales », a tenu à rappeler à cette occasion Linda Gillham, porte-parole du CCRE sur l’environnement et conseillère de la ville de Runnymede au Royaume-Uni.
Que demande le CCRE ? Premièrement, l’organisation réclame un siège à la table des négociations de la COP en rejoignant formellement la délégation de l’UE lors des sommets de la COP à venir, aussi pour renforcer le travail du Comité des régions (CdR). Deuxièmement, elle insiste sur une meilleure articulation des politiques de cohésion avec les objectifs de développement durable de l’Organisation des Nations unies et, en particulier, avec le 'Nouvel agenda urbain' (EUROPE 11650). Troisièmement, les villes et régions réclament un soutien financier accru pour lutter contre le changement climatique. À ce titre, elles mettent en exergue l’importance des Fonds structurels et d’investissement (ESI) comme outil principal pour lutter contre le changement climatique au niveau local. Quatrièmement, l’organisation propose que les actions locales soient intégrées dans les politiques européennes et nationales, notamment par le biais de l’Agenda urbain pour l’UE (EUROPE 11552). Enfin, le CCRE propose un renforcement des partenariats et des coopérations entre les villes.
Les autorités locales et régionales sont à la manœuvre à Marrakech et organisent un sommet mondial des élus locaux et régionaux pour le climat en marge de la Conférence, notamment pour faire entendre leur voix auprès des gouvernements nationaux (EUROPE 11667). (Pascal Hansens)