Bruxelles, 25/07/2016 (Agence Europe) - La Chine a annoncé, dimanche 24 juillet, qu'elle avait commencé à imposer des tarifs douaniers antidumping allant de 37% à 46,3% contre certains aciers en provenance de l'UE, de Corée du Sud et du Japon, utilisés dans les transformateurs et les moteurs électriques.
Le ministère chinois du Commerce a expliqué, dans un communiqué publié dimanche sur son site Internet, qu'il s'agissait d'éviter que ces pays ne vendent leurs aciers à prix cassés.
La Chine, qui produit plus de la moitié de l'acier de la planète, est la cible de plusieurs enquêtes et mesures antidumping et antisubventions de l'UE contre ses exportations (EUROPE 11489, 11591).
Le Premier ministre chinois, Li Keqiang, a assuré à des représentants de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) en visite en Chine, vendredi 22 juillet, que son pays « ne se livrerait pas à une guerre commerciale ou à une guerre des changes ».
Pour régler le problème des surcapacités industrielles chinoises dans l'acier, l'UE et la Chine sont convenues, lors de leur sommet bilatéral à la mi-juillet, de la mise en place d'un groupe de travail conjoint sur l'acier (EUROPE 11593).
Pour régler l'épineuse question du traitement de la Chine dans les enquêtes antidumping de l'UE à l'expiration de certaines dispositions du protocole d'adhésion de la Chine à l'OMC, en décembre 2016, la Commission travaille sur une solution excluant l'octroi par l'UE du statut d'économie de marché (MES) à la Chine et reposant sur une nouvelle méthodologie de calcul antidumping et un durcissement du régime de défense commerciale de l'UE (EUROPE 11598). (Emmanuel Hagry)