Bruxelles, 19/07/2016 (Agence Europe) - La Commission européenne a ouvert, mardi 19 juillet, une enquête approfondie sur la contribution de l'État français au financement de la restructuration du groupe nucléaire Areva, entreprise publique contrôlée directement ou indirectement par l'État à hauteur de 86,5%.
Le groupe connait des difficultés financières depuis plus de cinq ans. En avril dernier, la France a notifié à la Commission un plan de restructuration incluant des aides publiques sous la forme d'injection de capitaux publics à hauteur de 4 milliards d'euros. Le plan vise à restaurer la compétitivité et à assainir la structure financière du groupe. Il s'accompagne d'un recentrage sur le cycle du combustible nucléaire au travers de diverses cessions et du désengagement de certaines activités.
À ce stade, la Commission entend vérifier si les hypothèses du plan de restructuration pour rétablir la viabilité de l'entreprise à long terme sont suffisamment réalistes pour permettre à Areva d'opérer sans injection continue d'argent public. Elle doit s'assurer que le groupe contribue de manière réelle et suffisante aux coûts de sa restructuration et que les mesures proposées par la France pour limiter les distorsions de concurrence sont proportionnées aux distorsions créées par l'aide octroyée. Pour ce faire, elle s'appuiera sur les lignes directrices de juillet 2014 qui régissent la restructuration d'entreprises en difficulté autres que les établissements financiers. (Élodie Lamer)