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Bulletin Quotidien Europe N° 11514
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SOCIAL / (ae) social

Les partenaires sociaux insistent sur l'intégration des migrants

Bruxelles, 17/03/2016 (Agence Europe) - Les partenaires sociaux sont d'avis que favoriser une meilleure intégration et une participation équitable sur les marchés du travail constitue « le seul moyen » de faire preuve de solidarité, bâtir de la cohésion sociale ainsi que d'empêcher les soulèvements sociaux et le rejet des réfugiés et des migrants dans l'Union européenne.

D'après les représentants des employés (CES), des employeurs (CEEP, BusinessEurope, UEAPME) et des chambres de commerce (Eurochambres), une intégration des migrants sur les marchés du travail qui respecte l'égalité de traitement et d'opportunités avec les travailleurs nationaux est indispensable à une époque marquée par le vieillissement de la population et par un chômage élevé, malgré le nombre de postes qualifiés et non qualifiés demeurant vacants. « La migration légale issue de pays tiers constitue une des réponses pour garantir notre prospérité future et surmonter les défis liés au changement démographique », considèrent les partenaires sociaux dans la déclaration commune qu'ils ont adoptée, mercredi 16 mars, à l'issue du Sommet social tripartite (voir autre nouvelle).

Afin de faciliter l'intégration des migrants, les organisations signataires rappellent qu'elles contribuent, avec les collectivités territoriales, à l'organisation de cours d'intégration et linguistiques. Elles prônent une synergie accrue en matière d'évaluation et de suivi des compétences des réfugiés. Elles appellent aussi à la mise sur pied d'un « programme paneuropéen » pour la fourniture à ces personnes de formations et de cours d'apprentissage qui incluent les pays de transit et de destination, aussi bien dans l'UE qu'à ses portes.

Afin de soulager les pays devant assumer le coût de l'accueil des migrants, les partenaires sociaux plaident pour l'utilisation des flexibilités budgétaires inscrites dans le Pacte de stabilité et de croissance.

Reconnaissant la nécessité d'un contrôle accru des frontières extérieures de l'UE, ils déplorent les fermetures unilatérales des frontières au sein de l'Espace Schengen de libre circulation. « Endommager ou anéantir l'espace Schengen perturbera sérieusement les chaînes de création de valeur, détruira au final des emplois et diminuera la création de richesse », soulignent-ils dans leur déclaration. (Mathieu Bion)

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