Bruxelles, 17/03/2016 (Agence Europe) - La Haute Représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, a souligné, mercredi 16 mars, la volonté de l'UE de renforcer et d'élargir le partenariat de longue date entre l'UE et la Jordanie « à la lumière de la situation intérieure et régionale difficile », à l'issue de sa rencontre à Bruxelles avec le Roi de Jordanie, Abdullah II. Mme Mogherini se rendra d'ailleurs en Jordanie mardi 22 mars, après une visite la veille au Liban.
Lors de leur réunion, selon un communiqué du Service européen pour l'action extérieure, la Haute Représentante et le Roi de Jordanie ont discuté de la situation politique et de sécurité dans la région, dont les efforts réalisés depuis la conférence des donateurs de Londres sur la Syrie, le 4 février (EUROPE 11484), « afin de renforcer la résilience et la capacité du pays à faire face aux conséquences de la crise, tout en développant sa propre économie ». La Commission européenne travaille à une initiative sur les règles d'origine qui permettrait à Amman de bénéficier de tarifs douaniers avantageux afin d'aider les communautés d'accueil et les réfugiés. Selon un communiqué royal cité par des médias jordaniens, Abdullah II attend la mise en oeuvre des engagements pris à Londres et de construire sur les résultats de la réunion pour améliorer les capacités économiques, les infrastructures et le secteur des services, dans son pays, en prenant en compte les répercussions de la crise syrienne.
Le processus de paix au Proche-Orient a également fait partie des discussions. « Un engagement consolidé par la communauté internationale reste crucial et la prévention de l'escalade de la violence sur le terrain demeure une priorité », a rappelé Mme Mogherini, saluant l'engagement personnel du Roi « pour créer des conditions pour un horizon politique renouvelé ».
Lors de sa visite à Bruxelles, le Roi de Jordanie a également rencontré les présidents du Conseil européen, Donald Tusk, de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et du Parlement européen, Martin Schulz. (Camille-Cerise Gessant)