Bruxelles, 17/03/2016 (Agence Europe) - Aussi satisfaits soient-ils de l'Accord de Paris sur le climat, les dirigeants de l'UE s'en tiennent, pour l'heure, aux objectifs du cadre Climat/Énergie qu'ils avaient approuvés en octobre 2014 pour l'horizon 2030 - une réduction d'au moins 40% de ses émissions de gaz à effet de serre comme objectif contraignant, au moins 27% d'efficacité énergétique et au moins 27% d'énergies renouvelables - sans revoir à la hausse le niveau d'ambition de l'UE.
Leur priorité, c'est de voir l'UE se doter de l'ensemble des propositions législatives requises pour la mise en oeuvre de ce cadre d'action ; en d'autres termes, qu'elle se donne les moyens de ses ambitions inchangées. C'était couru d'avance, puisqu'une fois connue l'analyse de l'impact de cet accord sur les politiques de l'UE, seuls quelques États membres avaient explicitement demandé que l'UE relève son niveau d'ambition (EUROPE 11505).
Les dirigeants européens ont également à coeur que l'Accord de Paris puisse être ratifié par l'UE dans les meilleurs délais.
Dans ses conclusions, le Conseil européen invite la Commission européenne à présenter rapidement les propositions requises et à engager le processus législatif. Les dirigeants disent attendre la signature de l'Accord de Paris à New York, le 22 avril prochain, cérémonie à laquelle le secrétaire général Ban Ki-moon a invité tous les chefs d'État ou de gouvernement.
Les Vingt-huit soulignent aussi la nécessité pour l'UE de ratifier l'accord « dès que possible et à temps pour qu'il puisse entrer en vigueur ».
Ce sera le cas lorsque 55 parties représentant 55% des émissions mondiales de gaz à effet de serre l'auront ratifié. La France, qui a déjà déposé le projet de loi de ratification nationale le 9 mars dernier pour pouvoir boucler le processus cet été, espère que d'autres lui emboîteront le pas. (Aminata Niang)