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Bulletin Quotidien Europe N° 11498
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) jai

Après le Sommet, l'UE reste à la recherche d'une solution unifiée à la crise des migrants

Bruxelles, 24/02/2016 (Agence Europe) - Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a réitéré son appel aux États membres, mercredi 24 février, afin qu'ils parviennent à une solution unifiée pour répondre à la crise migratoire. Devant les eurodéputés qui débattaient des résultats du Sommet européen des 18 et 19 février consacré au Royaume-Uni et à la crise migratoire, le président Tusk a répété qu'il n' « y a pas d'alternative à une solution globale » et que des « plans A, B, C ou D n'ont aucun sens ».

Si des décisions sont encore prises dans les capitales en matière de gestion des frontières, « on doit améliorer la coordination de ces décisions », a dit Donald Tusk, exhortant aussi les États membres à appliquer les règles qu'ils ont adoptées, comme celles sur la relocalisation de 160 000 réfugiés sur deux ans ou bien les règles de Schengen. « Il faut investir dans Schengen, non le faire s'effondrer », a ajouté le président du Conseil européen ; cela, alors que les décisions unilatérales de l'Autriche sur le transit des migrants sur son sol et le seuil quotidien de demandeurs d'asile ont mis mal à l'aise ses partenaires et que plusieurs États membres procèdent à des contrôles à leurs frontières intérieures en raison des flux migratoires.

L'Espace Schengen sera en tout cas un « point clef » du Sommet européen du 7 mars qui sera consacré au plan d'action UE/Turquie, a confirmé Donald Tusk devant les eurodéputés. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a réitéré lui aussi mercredi que « seule une solution européenne peut être apportée » à la crise migratoire et que les « solutions nationales sont des entraves sur ce chemin ».

Pour le chef de file du groupe PPE au PE, l'Allemand Manfred Weber, « il y a eu beaucoup d'égoïsmes nationaux, de toute part », a-t-il commenté pour expliquer la crise, ajoutant que l'engagement est clair, à présent, « pour sécuriser les frontières, y compris en faisant intervenir l'Otan ».

Pour le député du groupe CRE, Ashley Fox, il faut en effet « sécuriser les frontières, mettre en place des centres de traitement et donner la priorité aux réfugiés qui sont déjà dans des camps en Jordanie, Liban ou Turquie ». Le Britannique s'est demandé s'il n'était « pas un peu pervers de donner la priorité à ceux qui traversent la mer ».

Pour Gabi Zimmer, qui préside le groupe GUE/NGL, il faut tout faire pour que les « frontières restent ouvertes » et trouver « des voies légales d'immigration » comme il « faut aider concrètement la Grèce ». La co-présidente allemande des Verts/ALE, Rebecca Harms, a, elle, jugé « dommage qu'on n'ait pas assez parlé des réfugiés » lors du Sommet et dommage que le sujet ait été « reporté au Sommet UE/Turquie ». (Solenn Paulic)

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