Bruxelles, 24/02/2016 (Agence Europe) - Pour la deuxième fois depuis son entrée en fonction fin 2014, la commissaire au Commerce, Cecilia Malmström, s'est rendue en Autriche, lundi 22 février, pour y promouvoir des négociations de libre-échange UE/États-Unis (TTIP) plutôt mal perçues par l'opinion publique.
En sus de réunions avec le vice-chancelier autrichien, Reinhold Mitterlehner, des chefs de partis politiques, des parlementaires et des représentants des syndicats et de l'industrie, Mme Malmström a participé à un débat public sur le TTIP à la Chambre autrichienne du travail, lundi soir, où elle a dit reconnaître les préoccupations de nombreux Autrichiens à l'égard de cette négociation commerciale.
La commissaire a donné des exemples de la façon dont l'approche de l'UE a évolué pour y répondre, sur autant de questions très critiquées en Autriche et ailleurs - la transparence, les questions de la protection des services publics et de normes élevées, et la protection des investissements.
Mme Malmström a notamment assuré que le nouveau système proposé par l'UE - la cour spéciale pour l'investissement (ICS) afin de réformer l'ancien système de règlement des différends investisseurs/États (ISDS) et notamment garantir le droit des États à réglementer à des fins de politiques publiques (protection de la santé publique, de l'environnement, du travail…) - garantirait aussi aux entreprises autrichiennes une égalité de traitement aux États-Unis.
Pour la branche autrichienne de l'ONG Greenpeace, l'ICS remplace la clause ISDS en lui apportant seulement des modifications cosmétiques dans le contenu (EUROPE 11496). (Emmanuel Hagry)