Bruxelles, 07/12/2015 (Agence Europe) - Les États membres de l'UE doivent améliorer leurs plans de préparation et d'intervention contre des menaces transfrontalières sérieuses pour la santé. Tels sont les avis exprimés par les ministres de la Santé et par la Commission européenne dans deux documents séparés, publiés lundi 7 décembre.
Les conclusions des ministres portent sur les leçons à tirer de l'épidémie Ebola dans l'Afrique de l'Ouest, qui a fait plus de 11 000 morts (dont 500 soignants). Elles demandent aux États membres et à la Commission d'améliorer la coopération trans-sectorielle, le renforcement de l'évaluation et de la gestion des menaces transfrontières graves sur la santé, la protection et la formation des professionnels de la santé, la définition des capacités d'évacuation médicale de l'UE, la disponibilité d'une assistance médicale et en matière de santé publique dans le cadre de la capacité d'intervention d'urgence européenne, le renforcement de la planification de la préparation et de la réaction de l'UE dans le cadre de la sécurité sanitaire mondiale et l'amélioration de la communication relative aux risques et aux crises. Ces conclusions se basent sur les résultats de la conférence organisée conjointement par la Commission et la Présidence luxembourgeoise en octobre 2015.
Le même jour, la Commission a publié un rapport montrant que la décision n° 1082/2013/UE sur les menaces transfrontières graves pour la santé avait permis d'atténuer les conséquences d'Ebola. « Les mécanismes et structures établis, à savoir le SAPR, le réseau de surveillance épidémiologique, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) et le comité de sécurité sanitaire (CSS) ont prouvé qu'ils étaient efficaces et présentaient le niveau de qualité requis en cas de menace transfrontière sérieuse pour la santé », indique le rapport. Il note toutefois qu'il existe « une marge d'amélioration dans l'application des dispositions [NDLR: de la décision] requérant des États membres qu'ils coordonnent les réactions nationales ». (Sophie Petitjean)