Bruxelles, 30/11/2015 (Agence Europe) - La Commission européenne a approuvé, dimanche 29 novembre, une aide publique supplémentaire de 2,72 milliards d'euros à la Banque du Pirée, dans le cadre du 3ème plan d'assistance financière internationale apportée à la Grèce, sur base d'un plan de restructuration modifié après le bilan de santé effectué par la BCE. La Commission a également approuvé les modifications des plans de restructuration d'Alpha Bank et d'Eurobank, qui n'auront, quant à elles, pas besoin de nouvel apport public.
Dans le cas de la Banque du Pirée, la Commission estime que les mesures, initiales et nouvelles, permettront à la banque d'assurer le financement de l'économie grecque. Cette banque est le plus grand prêteur pour les entreprises et ménages grecs, note la Commission.
La commissaire en charge de la Concurrence, Margrethe Vestager, s'est par ailleurs félicitée du fait que la Banque du Pirée soit parvenue à couvrir une partie « significative » de ses besoins en capitaux auprès d'investisseurs privés. Le bilan de santé avait révélé des besoins de l'ordre de 4,93 milliards d'euros pour la Banque du Pirée. Comme l'explique la Commission, cette banque a trouvé 1,94 milliard d'euros de fonds privés (échange volontaire d'obligations contre de nouvelles actions auprès de créanciers existants et nouveaux investisseurs).
Alpha Bank et Eurobank sont, quant à elles, parvenues à couvrir leurs besoins en financement par des fonds privés, respectivement à hauteur de 2,74 et 2,12 milliards. Les autorités grecques n'ont proposé que des modifications mineures aux plans de restructuration de ces deux banques. Comme pour la Banque du Pirée, il s'agit notamment de l'approfondissement de la restructuration opérationnelle de ces banques et de quelques changements de délais visant à tenir compte des modifications intervenues dans leur situation économique. (Elodie Lamer)